hum hum.

Milady Renoir soutient Boris Lehman

POSTE PAR Milady Renoir LE 09-02-2010

Boris Lehman est à Paris ou à Amsterdam, là, mais bon, il vit à Bruxelles, non... à Ixelles ou pas puisqu'il est finalement un sans papier fixe, un sans docile fixe, un pelliculaire...
lehman friends

bon, j'suis fière-ravie, ma psyché joue dans son film "choses qui me rattachent aux êtres"
et "ça" se projette à Berlin... hein!




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Graine de Sable N°6 disponible

POSTE PAR Milady Renoir LE 04-02-2010

Un extrait du texte de la performance que j'ai faite dans l'atelier de Pascale Barret est publié dans Graine de Sable.
au commencement était le verbe - 22 nov 09
La vidéo de la performance sera un jour disponible.

http://caravanesproduction.com/dececotedumiroir/


texte entier:

(respiration)

au commencement était le verbe

et au commencement était le Verbe

et au commencement était le Verbe

et au commencement était le Verbe

et le Verbe

et le Verbe était tourné vers le verbe

et le Verbe était verbe

et il était au commencement tourné vers... (respiration)

et Tout fut par ...

(respiration)

et le verbe

et Tout fut par ...

(respiration)

et rien de ce qui fut ne fut sans verbe

et en le verbe était la vie,

et la vie était la lanterne des hommes,

et la lampe brille dans les ténèbres,

et les ténèbres ne l'ont pas comprise.

et le Verbe s'est fait chair

et le Verbe s'est fait chair

et le Verbe s'est fait chair

et il a planté sa tente en moi,

et j'ai vu sa ferveur, sa gloire

et le Verbe s'est fait chair

et le Verbe s’est

et

et au commencement était le glaive

et au commencement était le glaive

et le butin des violences court

et après quoi

et après

et les guerres font trame

et les voix disent chaos

et les cordes s'enroulent

et l'accalmie se fait la malle

et le verbe s'est fait cri

et le verbe s'est fait

et le verbe est fait

et le verbe fait

et

(respiration)

et au commencement était le corps

et au commencement était le corps

et le corps était tourné vers le corps

et le corps était verbe

et il était au commencement tourné vers le corps

et tout fut par le corps

et rien de ce qui fut ne fut sans le corps

(respiration)

et le verbe s'est fait chair

et il a planté sa pente en moi

et le verbe s'est fait double

et le corps fut défait sur un calque
et le corps fut défait, comme un souffle

et au commencement était le souffle

et au commencement était le souffle

et au commencement, ...

(respiration)

et le souffle divague,

et là, attends, es-tu vivant?

(respiration)

et au commencement était la peau

et au commencement étaient mes peaux

et les hommes dessinent sur les parois

et les femmes saignent en soi

et les corps sont déposés, désarmés

et les bouchers retournent leurs couteaux

et les lapins, leurs pyjamas,

et les crins font signe, signes

et les dermes vibrent, signes,

et le sang noir comme un avis d’expulsion

et derrière tout, tu l'as vue, l’encre ?

et derrière

et

(respiration)

et au commencement était l'ongle

et au commencement était l'ongle

et au bout de mes mains, des javelots

et l'ongle scarifiait le sol

et l'ongle scratchait les papiers,

et les papiers jouissaient,

et les papiers

et

(respiration)

et là, j'hésite

(respiration)

et là, j'hésite

(respiration)

et là,

et

(respiration)

et au commencement était le sol

et au commencement était le sol

et au début du sol, une encre

et l'encre était tournée vers la Terre

et l'eau prit peur, atterrée

et l'eau fendit la roche, à terre

et la boue germa

(respiration)

et cette glaise était le verbe

et la terre était tournée vers le verbe

et la terre était verbe

(respiration)

et elle était au commencement tournée vers ... (respiration)

et Tout fut par ... (respiration),

et rien de ce qui fut ne fut sans boue

et en la boue était la vie,

et en la boue,

et la boue,

et

et au commencement était le noir,

et au commencement était mon noir,

et tout fut par le noir

et rien de ce qui fut ne fut sans le noir

(respiration)

et en le noir était la vie,

et le noir était l’éclairage des hommes,

et un rayon X brille dans mes ténèbres,

et mes ténèbres ne l'ont pas compris,

et au commencement était le noir,

et le noir,

et

(respiration)

et au commencement était le sang,

et au commencement était mon sang,

et dans mes veines, un liquide fuit

et dans mes cuisses, un flux fugue,

et dans l'antre, une implosion dévale,

et tout fut par le sang,

(respiration)

et en le sang était la vie,

et le sang était l'eau des berceaux,

et le sang vrille dans mon tronc,

et mes ténèbres ne l'ont pas compris,

et au commencement... (respiration)

le sang était tourné vers... (respiration)

et

(respiration)

et au commencement était la Langue

et au commencement était ma langue

et l'homo loquens tira sur tout

et la serpe s'abattit sur la langue

et mais, au fond, dans la gorge vide,

et si la langue s'ennuie,

et tout, échec et mat,

et la langue se découpe

et la langue coule sur des virages

hé ! ne mange pas ton nerf sciatique,

hé ! ne mange pas,

et gardes-en pour la faim,

et au commencement était ma langue,

et le mensonge est roi,

et

(respiration)

et au commencement était la langue

et je la tire,

et je la tire,

et

(respiration)

et je tire sur ma langue,

et je tire,

et ma langue

et ma langue s'étire

et

(respiration)

et au commencement était l’ombre,

et au commencement était une lumière

et là, j'hésite

et là, j'hésite

et là,

et

(respiration)

et là, je dis, attends

et là, on rallumerait les lumières

et au commencement serait le verbe,

et l'orobouros aurait son saoul,

et la photosynthèse n'y aurait rien fait,

et la limace de mer, L’Elysia chlorotica

est un animal qui s'autoproduit

et son algue, la Vaucheria litorea

séquestrée dans l'épithélium digestif de cette limace est sa seule nourriture

(respiration)

et tout se fait comme si rien n'était écrit

(respiration)

et tout se fait comme si rien n'était écrit

(respiration)

et tout se passe sans que ça s'explique,

et tout se passe sans que ça s'explique

(respiration)

et tout continue, tout continue, tout, perpétué,

(respiration)

et tout fait tout,

(respiration)

et au commencement était le plancton

et ce putain de plancton à la con

et là, ça fait très chute de chanson,

et à la con,

(respiration)

et…

et…

et…

(respiration)

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence

et au commencement était le verbe

(respiration)

et au commencement était le silence

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence

(respiration)

et au commencement était le verbe

et au commencement était le silence.
(ad lib.)

© « Encre, Œuf, Texte » - texte & corps de Milady Renoir Musique/Jeu(x)/Lumière/Composition/Scène par Agoraphonic

18/11/2009 – No preview #1 (merci à Pascale Barret)

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d'où je parle

POSTE PAR Milady Renoir LE 04-02-2010

lapieuvre J'en suis aujourd'hui à me dire que je dois être ailleurs, dans les combles de l'écriture, dissimulée, en préparation, en chantier, en désinvolture, aussi. Du coup, ce blog est un monticule de ce que les autres sont/font/ont et tant mieux, un peu.

je dois être ailleurs, pieuvre amarrée à sa tête molle.

Mais ma psyché est dans un film de Boris Lehman (projeté au festival de Berlin le 15/02), mon coeur est dans les pierres des bergers, mon corps est en tentatives et le reste compte pour ceux qui savent.

continuons encore un peu, voulez-vous? (danser).

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Cinéma Erotique Belge (oui, érotique ET belge)

POSTE PAR Milady Renoir LE 02-02-2010

Les Enfants du Ciné présente

Particulièrement florissant après mai 68, le cinéma érotique permit à nombre de jeunes réalisateurs
belges de débuter en tournant à la va-vite avec les filles les plus sexy du pays. Projection de films érotiques belges à L'Espace Delvaux à Bruxelles, le lundi 8 février à 20H.
Au programme :
« HISTOIRE DE L’ŒIL » de Patrick Longchamps d’après le roman de Georges Bataille en compléments :
« Grève et pets » de Noël Godin
« La fée sanguinaire » de Roland Lethem
« La tête froide » de Patrick Hella  et une pluie d’extraits………

Strictement interdit aux moins de 18 ans

Pour plus d'infos: www.atelieralfred.net

Espace Delvaux, 3 rue Gratès, Watermael-Boistfort
Entrée générale: 5 € (carte S: 4 €, étudiants: 2,5 €)
lundi 8 février à 20 heures – bar ouvert à 19 heures

Atelier Alfred en collaboration avec La Vénerie et www.cinergie.be

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Claudien

POSTE PAR Milady Renoir LE 16-01-2010

Si un jour [le poisson-torpille] absorbe de la nourriture qui camoufle l’airain,

Et sent qu’il est retenu par l’hameçon recourbé,

Il ne se dégage pas ni n’essaie de l’arracher d’une vaine morsure,

Mais par ruse, il se rapproche pour se joindre à la noire ligne

Et se souvient du pouvoir que sa capture lui confère;

Et sur toute la surface de la mer, une noire secousse

Se répand de ses veines empoisonnées.

Sa  puissance se propage en haut de la ligne,

Et quitte les flots pour paralyser le pêcheur à distance.

L’horreur effrayante jaillit des profondeurs marines,

Et grimpant le long de la ligne pendante,

Elle en traverse les nœuds avec un froid mystérieux,

Et encercle la main triomphante de sang coagulé.

Le pêcheur rejette à la mer un fardeau funeste, et une proie rebelle;

Et il rentre chez lui, bredouille et sans canne à pêche.


Claudien, Chants mineurs, 9.

 mermaid


(merci Medellia)

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ce soir

POSTE PAR Milady Renoir LE 16-01-2010

 lavant2

 







Vs.

m moreau













@ Poème - Saint-Gilles

 

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Extrait de STEPPE de Vincent Tholomé

POSTE PAR Milady Renoir LE 15-01-2010

 Christian Weaber sand











Nous serions nés il y a trente ou cinquante ans. Entre les pierres et les os des bêtes ras-du-sol. Humant l’air de nos narines humides. Indéfiniment. Nous serions des mâles en rut. Perpétuellement. Mesurant deux mètres au garot. Le crâne parfaitement lisse. Rasé de près. À la lame Gilette. Pesant deux cents livres et portant des bottes de peaux aux talons compensés. Ressemblant à des bêtes en somme. À des boeufs musqués de la plaine. Aux têtes dures des toundras. Petites fourmis pourtant naviguant dans la steppe. Errant au hasard d’un bord à l’autre de steppe. Transportant nos yeux crevés. Nos cicatrices. Taillant le soir nos dents en pointe. Limant nos barbes de trois jours. Nous roulerions des mécaniques. Avançant d’un pas lent et lourd. Enfonçant nos corps massifs dans les plaines. Les brouillards infinis recouvrant monde. Recommençant l’affaire tous les jours. Petits robots mécaniques ne connaissant ni fatigue ni douleur. Engoncés dans le mouvement perpétuel. La lente progression de la troupe parcourant terre. Un rien pourtant nous distrairait. Nous arrêterait au bord des routes. Des sales pistes gelées. Une canette vide ferait l’affaire. Déclenchant entre nous une guerre franche et sportive. Nous divisant soudain en deux clans. Expédiant alors nous autres des grands coups dans l’espace. Propulsant l’aluminium dans les airs. Tentant nous autres de marquer un but. De vaincre l’adversaire. La moitié d’entre nous torses nus. Les autres vêtus de leur casaque de cuir. Tout toujours se terminant en pugilat. Notre activité physique favorite. Cassant deux ou trois dents. Faisant sauter les plombs. Nous péterions pourtant la santé. Habitués nous autres à la vie saine. Au grand air. Aux longues heures passées tapis dans l’ombre. Observant à la jumelle infra rouge le mouvement des troupes. Nous confondant avec la terre. Laissant pousser sur nous les mousses et les fougères. Attirant sans le vouloir les ruminants. Les vaches maigres et musquées. Les bêtes broutant nos pétoires. Explosant soudain dans les airs. Se répandant alors en miettes. En poussières de bêtes. Entre les fleurs et les graminées. Manquant pourtant nous autres chaque hiver de claquer. Terminer notre course effrénée quelque part. Un lac de bitume ou un trou dans la terre. Une caverne rapidement improvisée. Supposée nous sauver du froid. Du gel et du vent. Épuisant nos réserves de conserves en quinze jours. Regrettant subitement de n’avoir pas fait les courses. De nous être une fois de plus disputés. Divisés sur l’affaire. Ne tenant jamais à jour le nombre de fois où chacun aurait pris sa bécane. Sa superbe moto japonaise. Oubliant dès lors qui se serait rendu dernièrement à l’hypermarché. Chacun accusant l’autre de noyer l’affaire. De chercher comme toujours à carotter. Échapper à la corvée. Suçant nous autres pour tuer le temps des graminées. Affectant ainsi les connections nerveuses. Assoupissant nos pensées. Ralentissant soudain nos gestes. Nous fragilisant soudain nous les chiens fous des toundras. Le petits soldats de l’armée Kouropatkine. Parcourant la terre. Effrayant les sédentaires. Les milliers de fermiers dispersés dans la plaine. Les milliers de fermières protégeant leurs arrières. Comme tout le monde nous choperions des maladies. Subirions des attaques en règle de bactéries. Nous moucherions dans nos manches chaque fois que nous prendrions d’assaut une usine chimique. Un laboratoire secret camouflé dans un champ. Une fausse discothèque à néons roses et bleus. Quelquefois nous serions temporairement hors service. Refusant soudainement de nous lever. De quitter la douce chaleur des yourtes. Le doux plaisir des draps. Prétextant n’importe quoi. La perte provisoire de l’usage d’une jambe. Une attaque cardiaque. N’importe quoi. Nos corps seraient tellement mis à rude épreuve. Nous passerions alors des heures au lit. Nous adonnant à la lecture de magazines. De catalogues anciens pour salle de bains. Admirant les tuyauteries. Prenant des notes sur les carrelages. Passant d’incroyables commandes. Nous demandant si tout cela toute cette affaire se réaliserait un jour. Nous adonnant à notre seul vice. Nous cassant parfois une jambe exprès. Gardant le lit. Gavés de bouillons gras. De petits plats en sauce. Habilement préparés par elles. Nos garçonnes. Nos petites chéries d’amour. Nos nanas en sucre d’orge. Nous refilant toujours de génération en génération les mêmes visages carrés. Inexpressifs. Les mêmes mains taillées pour la route. Les mêmes petits yeux porcins. Nous ressemblant tous comme des frères. Des amis sincères. Extraordinaires. Trinquant souvent ensemble dans les bars. Avalant des laits de chèvres. Comparant les nicotines. Les infimes variantes d’additifs et de goudron. Défendant bec et ongles telle ou telle marque. En venant aux poings. Étendant pour le compte l’adversaire. Le laissant pour mort sur les planches friables. L’abandonnant à son sort. Sortant alors nous autres du boui-boui. L’arme à bout de bras. Pétaradant sur les places publiques. Défonçant les fenêtres. Muscles bandés. Nous trébuchant pourtant toujours au retour. Nous prenant nous les pieds dans les tapis indiens vers minuit. Quand nous rentrerions de virée si possible sans bruit. Pénétrant le doigt sur la bouche dans nos yourtes. Nos belles maisons conjugales en toile de plastique blanc. Si étincelantes à l’horizon sous le soleil d’été. Incapables nous autres de lever nos chaussures et nos pieds à plus de cinq millimètres du sol. Recevant alors sur nos têtes un coup de bambou. Un rouleau à tarte. N’importe quoi. Nous expédiant tous sur le sol. Allongés pour le compte. À la merci de nos femmes. Nos garçonnes rieuses et colériques. Ne nous laissant rien passer. Aucun écart. Nous trouant la peau sinon. Diraient-elles. Feraient-elles. Nous envoyant rejoindre nos pères. Nos glorieux ancêtres. Ailleurs. Dans un autre temps.

Vincent Tholomé.

http://remue.net/spip.php?article3469
(illustration by Christian Weaber)

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Le Laid Bidule entre au musée!!!

POSTE PAR Milady Renoir LE 15-01-2010

Mal élevé, impertinent, de mauvais goût, le laid bidule entre (enfin) au musée!

Collectif à géométrie variable constitué de comédiens, de plasticiens, de photographes, de vidéastes,... le Laid Bidule s'illustre depuis une dizaine d'années au travers d'interventions improvisées, de performances et d'expériences vidéo. Pour marquer leur joyeuse entrée au musée Ianchelevici, ses mentors ont créé la LB Company, une vraie-fausse société anonyme, dont ils sont les managers producteurs. Constatant non sans bon sens que le produit de consommation détient aujourd'hui sa place au panthéon des œuvres d’art, le Laid Bidule offre une vision décalée de la production artistique en tant que valeur marchande.  Alors que cette multinationale de l'absurde investit le musée, les salles d'exposition se transforment littéralement/au propre comme au figuré en foire d'art contemporain, sorte de work-show in progress qui évoluera au fil d'interventions dans lesquelles la vraie nature du Laid Bidule refera immanquablement surface.

LB invitation mail-1











www.lb-company.com

Linda Vaccarello   Frédéric Blin   Philippe Decressac  Olivier Duriaux   David Greuse   Sébastien Hutse  Pascal Marlier    Gionatan Sicilia    Claudio Forgione

vernissage le vendredi 22 janvier 2010 à 19h au musée Ianchelevici, place communale, La Louvière (Belgique)

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Einstürzende Neubauten - Stella Maris

POSTE PAR Milady Renoir LE 14-01-2010

EN - wrong pole

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Marie L. signe

POSTE PAR Milady Renoir LE 14-01-2010
Invitation









Rencontre/Dédicace
RED SOFIA SONG de Marie L.
Samedi 23 janvier 2010
17h30-20h00
Librairie LES CAHIERS DE COLETTE, 23/25 rue Rambuteau, Paris.

Red Sofia Song, je l'ai lu entre Noël cruel et Jour de l'An bienveillant. Je l'ai lu pour savoir, pour rencontrer, pour connaître un visage derrière un ou deux que je connais déjà de S. Marie L. J'ai mangé des phrases sans ponctuation, sans respiration. Il y a eu un creux dans mon sternum, convexe, complexe. Un jeu avec les envies, les espoirs. Il y a eu une dérive, un bord de mer jaune, un ciel rouge. Des images précises comme un rappel d'une vie abordée avec oubli. Le livre a été comme une mémoire, nue la nuit*, avec ce que je peux engendrer de retour. J'ai senti une proximité, un rapport nu au corps cloîtré dans un coeur pur, rude, noueux. J'ai fermé le livre avant la dernière page. J'ai vécu entre temps quelques fuites, quelques débordements, quelques conséquences. Il y a une semaine, j'ai reserré le livre, près d'un lit que je n'habite plus depuis des semaines, sauf pour y ranger le linge, les papiers, les objets trouvés. J'ai lu, enfin, en fin, la dernière page, puis celle qui lui succède, les mercis, les on dit. Une fin heureuse sans prince apprivoisé, ni dragon déchu, juste une putain envie de vivre avec, une salope de vision tournée vers le soleil, aussi brûlant, avide et aride soit-il. Un soleil avec un ver dedans, mais un soleil qui donne photosynthèse et hâle de miel, et finalement, quand le coeur aura cessé de battre, peut-être que nous serons heureux d'avoir un joli teint. Nous aurions le rictus enjoué grâce à cette peau qui se collera bientôt sur les os, fiers de celle qui nous aura le plus rendu service, la peau - nos dermes, nos couches.
Ce livre, S. Marie L., a été une seconde peau lors d'une fin d'année ridicule et puérile, je te remercie, chère, et t'embrasse sur un minuscule bout de cette peau, tatouée à l'or fin.


* et parler de la nuit alors qu'on ne dort jamais, nous le savons, quelle piètre imposture.
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de toute façon, j'm'en fous, quand j'srai grande, j'me marierai avec Angelo Branduardi.

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010

Angelo branduardi1 












NA!

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Sa nuit chez Maud

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010
ARTs   Ego Trip-e   humOeurs  
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Volar?

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010
ARTs  
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MM Le mot dit... (hum)

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010

Diane Arbus asylum inmates

C'est grâce à quelques hommes qui paraissent inutiles qu'l y aura toujours un certain nombre d'hommes incontestablement utiles. La meilleure partie du bien qu'on fait autour de nous à cette heure, est née d'abord dans l'esprit de ceux qui négligèrent peut-être plus d'un devoir immdiat et urgent pour réfléchir, pour rentrer en eux-mêmes, pour parler.

Maurice Maeterlinck, la sagesse et la destinée.

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My New Hero: Martin de Thurah

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010

fever ray when i grow up

1- http://vimeo.com/5860950
2- http://vimeo.com/5470557
3- http://vimeo.com/4625390 (sauf le logo à la fin)
and all the best rest... (including the Fever Ray video I already mentioned 1247 times).

ARTs  
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the rifle

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010
humOeurs  
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Graine de Sable 6

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010

Perlette Adler, Max Carnevale, André Doms, Vital Lahaye, Michèle Lavaux, Marie-Françoise Poncelet, Milady Renoir, Daniel Simon, André Schmitz ont participé au Fanzine GRAINE DE SABLE, piloté par Christine Van Acker, Véronique Daine et Siegfried van Malderen.

au commencement était le verbe - mini photo pour graine de sable 6

Pour le recevoir par mail (format pdf.), contactez Siegfried van Malderen sur svanmalderen@skynet.be.

ARTs   Ego Trip-e  
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Gardabelle expose dans du virtuellement commercial

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010
ARTs  
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Anonyme sort en salle

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010

Anonyme est un projet fou doux bon. Eric S. attend chaque semaine quelqu'un sur la place de la Monnaie, que ce quelqu'un lui raconte une rencontre éphémère et que ce quelqu'un parte comme il est venu.
Beaucoup de (re-)conteurs sont venus, quelques uns sont dans ce film à voir pour ce que ça fait de venir pour presque 'rien' et que, finalement, ça forme un joli tout, comme une image du monde éthérée mais véritable.

Première du film Anonyme le vendredi 5 février 2010 à 19h30 aux Halles de Schaerbeek (vo st fr/en)

http://www.anonymes.be/spip/spip.php?article502

cliquer sur le lien pour voir la bande annonce en français

Réservations :
Halles.be ou 02 218 21 07 - 7€/5€
Adresse du jour : Rue Royale Ste Marie 22b - 1030 Bruxelles

... et lancement du second appel à histoires de rencontres inattendues et éphémères, du 4 janvier au 30 juin 2010, lancé cette fois par Collectif Anonyme, un projet pluridisciplinaire créé dans le sillage du film (bulles radio, livre voyageur, ateliers, ...).
Plus d'info sur
Anonymes.be

Au plaisir de vous revoir.

Eric S.

ARTs  
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Manosolitude

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010

je pourrais aisément écrire une lettre de fan triste, raconter quand et comment je t'ai rencontré, quand et comment et par qui tu es entré dans ma vie, grâce au pire qui a comme toi bien connu la femme de ceux qui n'en ont pas, quand et comment tes sad songs ont bouleversé mes écrits, mes regards et mon Paris, quand et comment tes textes titi pity mercy et tes mélodies mélopées envolées m'ont donné plus d'une fois une chair de poule à raser à la tondeuse... ton chien noir, les aiguilles, ta rocaillerie, ton air déjà mort, ta carcasse transparente, tes cris d'homme debout, tout ça, Mano, tout ça, ça me marque depuis mes 17 ans, et tout ça, tout ça Mano va pas partir parce que t'es parti jouer à poker menteur avec Saint Pierre...
J'me sens vachement marmaille nue, là, putain de merde.

Mano Solo Cirque Royal 2004

Muse Hic  
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je suis la CoUrBE du CUBE!

Moi, fille de Requin Marteau et Brebis Galeuse, je suis une Furie cyclothymique, je suis une folle de maillot, je suis un maillet de lave, je suis une AUTRE, je suis une femme actuelle, je suis VOILA et GACI, je suis lonlèrelonlalalère, je suis une chute à l’envers je suis la CoUrBE du cube, je suis une Joconde fertilisée, je suis une armure contre l'amour, je suis le CUL entre deux chaises, je suis une ballerine pendue au projecteur, je suis un citron vert pomme, je suis un nombril qui se regarde, je suis Elephant Woman, je suis True Woman Capote, je suis un tremblement de mère, je suis une facture impayée je suis une petite fille à la tête rasée, je suis une peste qui réclame son quatre heures, je suis un serre-tête de bourgeoise frustrée, je suis une louve en rage, je suis une montée de lait, je suis la barbe au DESSUS des draps, je suis une verrière cassée par des pigeons morts, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis une équilibriste sur un fil à couper le beurre, je suis un fœtus rebelle, je suis une dépenaillée grandiloquente, je suis une passerelle aléatoire, je suis un grenier embrumé, je suis un univers référentiel décadent, je suis un jarret de cauchemar mariné, je suis la CoUrBE du Cube, je suis le sbire de l’esclave, je suis un don de Pieu, je suis une Barbie brune, je suis Martine à la plonge, je suis une pomme paumée, je suis la fumée sans feux, je suis un carrosse avarié, je suis une descente de malice, je suis l'ovaire de gauche, je suis une souricière à porcs, je suis la valise d’un juif ressuscité, je suis une mosaïque répudiée, je suis une tour de pas belle, je suis une colombe sodomisée, je suis un coffre-fort violé, je suis un lit mouillé, je suis une cochonne pendue, je suis un colis piégé à l'hélium, je suis une plume de Pan, je suis une poupée en placenta, je suis une chambre à air conditionné, je suis le liquide amiantique, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis une femme tronche, je suis un cœur tronc, je suis un fil sans poteaux, je suis un poteau sans jus, je suis une articulation orpheline, je suis une pingouine emmitouflée, je suis une redingote rapiécée, je suis une Percheronne estropiée, Je suis un champ de choses, je suis un parti pris multiple, je suis une caisse comblée, je suis un camp d’exploration, je suis une feuille blanche, je suis un poing de côté, je suis un bourrelet cotyloïdien, je suis une cognée de décisions, je suis une thérapie mutilée, je suis un corps inachevé, je suis une obèse qui baise, je suis un ru de survie, je suis une farce mélancolique, je suis en Etat d’aspic constant, je suis un vol statique d'é-vol-ution gravitationnELLE je suis une orange givrée mécanique, je suis un manège bourreau d'enfants, je suis un singe qui sage l'homme, je suis un ventilateur fané, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis un vagin édenté, je suis le cinquième pied de la table, je suis une surdité esthétique, je suis la zone interdite, je suis un théorème de mandragore, je suis un dégel boueux, je suis une oeuvre barbelée, je suis un complexe de tripes, je suis une issue sans sa cour, je suis un préau sans marelles, je suis un avenir sans solde, je suis une apprentie souricière, je suis un virage en épingle à nourrice, je suis une vibration adipeuse, je suis un pari non tenu, je suis une boîte à rire jaune, je suis un piège à cons, je suis un chat de ratière, je suis un kit kat de survie, je suis une lune de fiel, je suis une gourde à sperme, je suis un appât mort, je suis une frustration en sauce, je suis une poupée de pire, je suis un son de Vénus, je suis un coussinet interpubien, je suis une veine sapphiste, je suis un nerf obturateur, je suis une artère externe, je suis une jument de Troie, je suis la vache d'un prisonnier, je suis le ventre d'un arbre, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube!! Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. © Milady Renoir

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OPERA-ELECTRO: DAWN DAWN DAWN (be) www.electroopera.com Sur un texte de MILADY RENOIR

Echographie et Dividende (écrite par les proches)

Milady Renoir - 1975 - 2046 - Gamine, Milady observe le monde noir des cirrhosés de l'âme à travers une carafe Berger Blanc. Elle vit son adolescence entre folies nocturnes et explorations littéraires, lesquelles lui laisseront un goût solide pour l'étrange et une empathie souveraine pour les créatures interlopes. L'âge majeur lui apporte des principes, des besoins, ainsi que moult méprises assumées, sans négliger une dérive imperturbable et tenace de sentiments hybrides. La vieillesse de Milady se déroule tel le bras de sa machine de ball-trap propulsant les pigeons d'argile, qu'elle shoote par cartouche de 24g contenant chacune des plombs de 2mm, soit 499 plombs par balle. Sans agonie au son du faible souffle, elle délaissera ses proches, celés dans certains caveaux communs, après qu'on l'ait traitée de "femme de trop de vies". Son épitaphe: Ci-gît mille édits, notre regrettée femme de méninges, née d'une maquerelle et d'un séraphin, elle vient de jeter l'encre.

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