26
sep

Compte-rendu de la 52ème soirée filles avec un cerveau (chacune) du vendredi 23 septembre @ Milady’s

 Voilà, voilà... ce qui est ROUGE est à cliquer / hyperlier.

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Donatienne : « Que voulez-vous vraiment ? » / « Que voulez-vous vraiment vraiment ? » / « Que voulez-vous vraiment vraiment vraiment ? » 

A se les poser pour l’instant présent, demain, la semaine, prochaine, le mois prochain, l’année prochaine, dans dix ans, vingt ans, trente ans … Si une réponse apparaît … Est-elle en accord avec ce que vous vivez ? Un changement doit-il s’opérer ? Comment ? Etc.  L’objectif de l’exercice est avant tout d’apprivoiser nos zones de non-confort … pour se lancer dans un inconnu qui peut-être nous amènera à une tout autre vie … Il peut se passer « quelque chose » à un moment donné … :-) Ou peut-être pas. A chacune de voir ! 

Pour le livre : « Petit cahier d’exercices de pleine conscience » d’Illios Kotsou. 

A une certaine page, IMG_2099.JPGcette image interpellante. Comment voyez-vous votre corps ? Comment vous en occuperiez-vous si c’était votre chez vous ? Ou plutôt le considérez-vous comme votre « habitat » ou comme un simple « véhicule » ? Grâce à cette image, visualisez-le comme si c’était votre maison … L’objectif est d’en prendre soin comme tel … Chacun à sa façon … De voir comment les relations s’y construisent et se défont entre quoi et quoi, qui et quI dans le but de mieux gérer nos émotions et nos relations aux autres en diminuant le stress que celles-ci peuvent parfois engendrer. :-) A chacun d’adapter la méthode, le dessin, se raconter des histoires, faire des dessins …  

 

Sophie : Ishtar / InnanaProstituées sacrées – athanors flamboyants – drogues dures – shamanes blanches, rouges, noires – (cf. Corinne Sombrun / conférence de Claude Poncelet ce LUNDI)

Laurie : non, non, pas de l’utilité d’apprendre un poème par cœur (Rimbaud ou…) mais plutôt, oui, plutôt le partage d’un projet de sténopés. (Auto-)Portraits. Francis Bacon peintre. Images floues. Entresort du monde. Mouvements doubles. Camera Obscura. (+ photo-peinture de Jaya Suberg (dixit Suzy)

 

Christine : Doux Dense Poème de Nazim Hikmet tiré du recueil Il neige dans la nuit..

 

Anne : Gaultherie Mon Amour + Dictionnaire des Lieux Imaginaires d’Alberto Manguel & Gianni Guadalupi – ex. : PERRINBOURG : Village de l'Allier. Toutes les femmes s'y ressemblent, ont les cheveux frisés, la peau douce, et le nez en trompette. Elles restent jeunes éternellement et passent des concours difficiles. Il n'y a qu'un homme, réélu par cooptation tous les treize novembre. Son seul travail consiste à cueillir des fleurs rouges et à casser des moules à gateau en porcelaine. Par décision municipale, le couvre-feu est décrété tous les soirs à 22 heures. Il faut alors, sous peine d'amende, fermer les portes de toutes les pièces. En 1998, Perrinbourg a décidé de se jumeler avec Ossun (Hautes-Pyrénées), pour le meilleur ou pour le pire, et l'innommable disparut pour quelque temps. Le pire est arrivé, quand les Birmans ont envahi Perrinbourg. Les femmes consentantes furent violées à 5 reprises, les autres respectées. Dans la grotte de Perrine, on trouve des scarabées (Edmond Michelet. La France profonde. Clermont-Ferrand, 1967)

 

Véra : pralines GOD-DIVA… et les sources chaudes de Tchéquie… et l’attente du quelque chose qui arrivera (rime avec véra hein !)

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Tansel : semences libres à déposer en terres. Culture-s en (im-)permanence. (les 79 carrés dixit Amélie)

 

Amélie : Alphabet et chiffres sur des ailes de papillon – tout est dans tout. Interdisciplinarité. Sciences et écritures. (Arbre-s déjà fait-s)’mais’(atelier « anthropocène » à venir) +/+ recette du pain d'épices :

 - 250g de farine (j'ai mis de la froment 100%) + - 65g de sucre de canne + - plein de cannelle, de muscade, de gingembre en poudre + - 1 bâtonnet de vanille (à ouvrir et récupérer les grains) + - 1 càc de poudre à lever + - 1 càc de bicarbonate de soude + - 200ml de lait végétal (j'avais du lait de riz) + - 120ml de sirop d'agave + - 2 poires

Mélanger les ingrédients secs. Mélanger les ingrédients humides ensemble et les ajouter aux ingrédients secs. Couper les poires en morceaux et les rajouter au mélange. Huiler un moule et y verser la pâte. Cuire 30-40 minutes (à surveiller) à 180°C. Attendre que ce soit tiède pour démouler/trancher.

 

Nadia : Devinette = Lien entre Whithney Houston (+ Chaka Khan) & La mythologie Grecque ? ArchétypesSymboliques – Toutes pour une et une pour toutes. Panthéon d’unicité.

 

Pema : Le chat et la mouette – lequel des deux a volé le livre ?

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Caroline : tresse de queue d’âne, compagnon de route durant 39 jours dans les Pyrénées. Bouts de chemins. Solitude et traversée. (+ Voyageuse   seule / E-Troubadours / Livre voyageur de Karen Guillorel dixit Milady)

 

Stéphanie : cueillette (sauge / lavande / romarin / menthe / …) issue du Jardin Essentiel (Forest) – senteurs-couleurs-matières-vivacités + laissé-e là, Anna Gavalda « ensemble, c’est tout » qui sera déposé en ville pour les chasseurs de livres

 

Aïko : Texte personnel et migrant à propos de "ces" réfugiés juste (d')à côté. Densités et déflagration.

Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?  

 

Suzy : Dessin et texte à propos de La Callas. Perte de voie. Tragédies. Passions. Dernière cantate.

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Shiva : Main tournante – peine de pine.

 

Sandrine : Silences on tourne en boucle. Silences et préjudices. Chuchotements et cris. (langue de gourou – conférence de JC Maes le 28 septembre dixit Milady)

 

Arlette : labyrinthe et transpositions. Paraboles de dédale. Nazca, Knossos, .. vie, choix, hasard, erreurs, quête, fil, sortie définitive. « Ces couloirs qui bifurquent et qui ne mènent à rien qu'à des salles identiques aux premières et d'où rayonnent ces couloirs homologues, ces répétitions oiseuses, ces duplications épuisantes enferment l'auteur dans un labyrinthe qu 'il identifie volontiers avec l'univers. Où que l'homme se tienne, lui semble-t-il, il se trouve toujours au centre d'indiscernables reflets, d'inextricables correspondances; à perte de vue, de conscience, ce sont gemmations et scissiparités, harmoniques et allitérations : premiers termes de séries impérieuses et vaines, absurdes, désespérantes, annulaires peut-être. » ROGER CAILLOIS

 

Milady : Hyperbole d’Allie Brosh. « Dans ce roman graphique hors du commun, Allie Brosh, une surdouée de 25 ans, raconte ses souvenirs d'enfance, ses angoisses existentielles, sa dépression et ses histoires absurdes avec les chiens. Par-delà la dérision, c'est un beau livre sur la condition humaine. Allie Brosh pourrait être la fille de Woody Allen - pour son humour utilisé comme arme antinévrose - et de Virginia Woolf - pour ses capacités d'introspection.  Aujourd'hui, Allie Brosh compte 72 millions de visites sur son blog, 1 requête sur Google toutes les 20 secondes et 500 000 fans sur sa page Facebook. Le succès de ce livre a été unanime : Meilleur livre d'humour de l'année, Prix des libraires, best-seller du New York Times. » et spécifiquement le passage sur les poissons rouges que je n’ai pas su expliquer car on n’explique pas des blagues…

 

GOOD GIRLS.pngProchaine? 53ème soirée filles avec un cerveau (chacune) le SAMEDI 19 novembre 2016 chez Sophie B. (de 19h01 à ...) (Email pour adresse exacte)

 

CONCEPT?

(simple mais expliqué longtemps)

Quoi ? 

Depuis un été en 2005, la Soirée Filles avec un Cerveau (Chacune) rassemble des femmes de tous bords, de tous âges, de toute tendance, de tout statut assumé ou projeté dans un gynécée, dans un salon, dans une cave ou dans un atelier. Collectif aléatoire et exponentiel. 

Sans forcément se connaître, elles échangent des mots, dévoilent leurs objets,  (dé-)montrent des choses. Coup de cœur ou coup de gueule autour d’une assiette, d’un verre et d’une table (avec chaise). Chacune montre quelque chose aux autres et ça papote, ça grignote, ça évoque, ça se surprend, ça s'entend, ça s'amuse, ça s'émeut. La vie quoi. On n'est obligée de rien, on cherche à comprendre, on entend, on se demande, on voit si.

L'idée principale est le cercle de paroles et d'échanges. De nourritures. Le temps est partagé, l'espace aussi. 

Qui ? 

TOUTE FEMME EST LA BIENVENUE de 4 à 107 ans:

vous, votre moche-mère, votre demi-sœur, votre grand-mère entière, votre voisine d’en face, votre adolescente bougonne portable, …

Que vous soyez pro- ou anti- masculin, 
que vous soyez célibataire ou amoureuse sous des jardins suspendus d'amour éternel, 
que vous soyez agricultrice, chômeuse, carriériste, star du phonographe, ni muse ni soumise, 
que vous soyez féminine, chamelle, gourgandine, psychofrigide ou fan de Brigitte Bardot, 
que vous soyez enceinte jusqu'aux yeux, déprimée jusqu'au noyau, débordead jusqu'au nœud, procrastinée jusqu'à demain, 
que vous soyez activiste, en statut activa, sans activité, 
devenez une fille dotée d’un cerveau réfléchissant, simplement.

Comment ? Pour la réussite de la chose, 
chacune apporte du boire et du manger pour alimenter le buffet ouvert pour toutes. 

PUIS - PLUS:

- une MUSIQUE, un CD, une fanfare, une DJ, un instrument de musique, … 
OU
- un LIVRE, un TEXTE, un recueil, une encyclopédie, un bottin, un tarot, … 
OU
- un OBJET d’enfance, d’adolescence, de femme, objet sujet d'une histoire, d'une ironie, comme une poésie, une nostalgie, …
OU
- UNE CHOSE que vous fabriquez, cuisinez, cousez, tricotez, crochetez, décorez, recyclez, troquez, vendez, inventez… (Ventes de vêtements, de bijoux et autres délices possibles)
OU
- une IDEE de débat, de conversation, un concept, une envie, une utopie, une uchronie, …
OU
- une EXPERIENCE, un souvenir câlin ou une claque déclic, un truc à raconter, une chose à partager pour faire jurisprudence ou table rase… 
ou même un truc de filles!

PS I: hommes interdits mais pas haïs.
PS II très didactique et complémentaire:

- pas de limite dans l'apport des objets
- pas de limite dans l'apport de bonnes copines (pas de connes bobines!) "que les chignons et les girons se mélangent , nous ne serons jamais qu'une seule toison!"
- pas de limite dans l'apport de calories (on aura le temps de s'en préoccuper quand on s'ra pensionnées!)
- Mais une limite de retard, si vous arrivez plus/trop tard, tampix...
on aura quand même débuté à déguster… oui, encore cette tenace loi naturelle des premières lionnes au point d'eau!

 
// Pour rappel, la date est TOUJOURS confirmée, à vous de la noter. Autonomie d'agenda et de présence.
// Pour re-rappel: on ne confirme pas sa présence ou évoque ce qu'on apporte.
On vient, tant mieux,
on vient pas, c'est comme ça,
on vient plus, rien de plus,
on revient, c'est tellement bien.
Du coup, on ne sait jamais combien on s'ra et c'est cool aussi comme ça.
///Pour re-re-re-rappel: chacune apporte à manger / à boire en plus de son truc à partager et le rangement et la vaisselle se font collectivement. Il n'y pas une hôtesse et des convives, il y a un groupe et des énergies, selon les possibles et les pressions atmosphériques. ;-)
/// Pour (...), le temps de partage varie selon le nombre de filles, s'adapte, oscille, ...

09:23 26/09/2016 | Lien permanent | Tags : girlz, agendada |  Facebook

23
sep

régression - agression - conglomérat - sublime - quête

sigurdur gudjonsson picl950.jpg

route.

 

08:52 23/09/2016 | Lien permanent |  Facebook

6
sep

Littérature, Apocalypse, etc. - Festival en octobre - Lille

Un festival rare, précieux, précis, dense, ... Liste longue de choses et de parcours et de temporalités et de propositions.

http://litterature-etc.com/

J'ai l'honneur et le plaisir et l'honneur et le plaisir et ... d'y participer un peu.
J'animerai les rencontres avec les auteur.trice.s de l'avant-apocalypse et de l'après-apocalypse les 13 & 14 octobre.
Tout est prévu pour que ces fins de mondes soient les plus agréables, vivaces possibles.

Venez, après, il sera trop tard!

13/10/2016 - dès 19h Lille / L’hybride / 18 rue Gosselet République

Avant la fin d’un monde

20h Lectures et Rencontres imaginées respectivement par Fanny Bayard et Milady Renoir

marie redonnetMarie Redonnet, accompagnée de la comédienne Marjorie efther, lira puis parlera de La Femme au colt 45 (éd. Le Tripode, 2016). Marie Redonnet publie des livres depuis 30 ans. Parmi eux, il faut entre autres vraiment lire Forever Valley (éd. Minuit). De son écriture, sa maison d’édition actuelle annonce qu’elle « chemine entre la fable et le scalpel » et c’est exactement ça. Après 10 ans de silence éditorial, elle publie ici un texte-fulgurance qui pose certainement plus de questions qu’il ne donne de réponse.

510_la-femme-au-colt-45 «La forêt s’interrompt brusquement au bord d’une falaise à pic. Au loin on entend des bruits assourdis de tirs de roquette. Lora, la cinquantaine, allure excentrique, est emmitouflée dans un manteau en fourrure synthétique. Elle porte un bonnet et des gants de laine de couleurs vives. Épuisée, elle s’assoit au bord de la falaise, les jambes dans le vide, un sac à ses côtés. Elle sort de son sac un vieux colt 45. Elle l’essuie précautionneusement avec un mouchoir, l’examine comme si elle voulait vérifier qu’il est bien en état de marche.»

 

 

ALJ Anne-Laure Jaeglé, accompagnée de la comédienne Chloé André, lira puis parlera de Demande à la nuit (éd. La ville brûle, 2016). Anne-Laure Jaeglé, avec Demande à la nuit signe un premier texte qui n’a rien d’un jeune premier et écrit en musique (allez écouter ci-dessous la playlist qui l’accompagne!) depuis l’intérieur et sans facilité, le Berlin
underground.

 

 

demandealanuit « Malgré ses improbables couchers de soleil rose vif et ses fréquents arcs-en-ciel que tous s’empressent de poster sur Instagram, Berlin est sous sédatifs. Il paraît que même la Spree y coule plus lentement. Les vivants ne savent que faire de cet état de cessez-le-feu permanent, de cette absence globale de pression qui engourdit l’esprit. Libre de tout dire, de
tout faire, ils restent éberlués et silencieux. Leur énergie se disperse aux quatre coins de la ville, tel un gaz hilarant faisant perdre de vue à chacun ses objectifs. C’est pourtant ici, dans le silence social et la langueur d’une ville qui se redessine chaque nuit, que nous est donnée la chance de déverrouiller nos âmes. »

 

Arkadi Filine lira puis parlera de Oublier Fukushima (ed. du bout de la ville, 2012). Ce texte donne à lire ce qui a été écrit hors discours officiel par les japonais touchés par l’explosion nucléaire. Arkadi Filine est le pseudonyme commun de 3 éditeurs qui vivent dans le Sud de la France où ils font des livres essentiels sur le nucléaire et la dépossession. Arkadi Filine sera également à la médiathèque de Wazemmes (Lille) le samedi 15 octobre (+ d’infos en cliquant ici)

oublier fukushima « Faute d’évacuer les populations sur place ou de « confiner le cœur du réacteur », les spécialistes confinent la discussion sur le terrain du technique. La rationalité technicienne serait la seule manière de dimensionner le nucléaire à l’entendement humain. Elle amène ainsi internautes et journalistes-perroquets à raisonner comme des ingénieurs des Mines. S’inquiéter avec eux de tel ou tel problème d’alimentation électrique nous éloigne d’une compréhension globale du désastre en cours. Et le vocabulaire est d’autant plus technique que, sur place, ce sont des hommes en pauvres combinaisons NRBC qui s’attaquent à la catastrophe nucléaire, armés d’un tuyau d’arrosage. »

+++

14 octobre

dès 19h Lille / L’hybride 18 rue Gosselet/ Métro République

Après la fin d’un monde / lectures, rencontres, courts-métrages

20h Lectures et rencontres imaginées respectivement par Fanny Bayard et Milady Renoir

(c) Claire Fasulo (C) CLAIRE FASULO

 Fanny chiarello, accompagnée de la comédienne charlotte Bertoldi, lira puis parlera du Tombeau de Pamela Sauvage (éd. La Contre Allée, 2016).
Fanny Chiarello a écrit de nombreux romans, parmi lesquels le dernier intituléLe Zeppelin (éd. de l’Olivier, 2016). Avec Le tombeau de Pamela Sauvage, elle explore notre monde vu depuis un monde qui lui succède sans l’avoir connu. Pour cela, son écriture s’amuse avec les notes de bas de page qui mettent à distance notre époque, comme pour exacerber la non-évidence des traditions qui conditionnent nos quotidiens.

 

couv_tombeau « Jean-Christophe n’a pas beaucoup d’amis, il n’a pas besoin d’avoir beaucoup d’amis et méprise en règle générale les gens qu’il rencontre, leur trouvant des goûts vulgaires et la personnalité de steaks surgelés*

* « L’on conservait des aliments très longtemps en les faisant saisir par le froid. La nourriture était si abondante qu’elle ne faisait pas, loin s’en faut, l’objet d’une consommation immédiate. »

 

 © Thierry Rateau

© THIERRY RATEAU

Emmanuelle Heidsieck, accompagnée de la comédienne Lyly chartiez, lira puis parlera de À l’aide ou le rapport W (éd. Inculte, 2013). Chômage, sanspapiers, privatisation du service public, amitié et classes sociales, Emmanuelle Heidsieck écrit là où ça coince. Avec À l’aide ou le rapport W, elle invente un monde flippant dans lequel les dons, aides, services sont illégaux s’ils ne sont pas monnayés.

 

 

 

a-laide-ou-le-rapport-w1 « Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, P, a tout de suite pensé à A, ils sont de la même promo, les autres candidatures étaient de pure forme. (…) Les pouvoirs publics ont pensé dans un premier temps rattacher cette direction au ministère de l’Économie et des Finances puisqu’il s’agit de traquer tout ce qui, dans le non-lucratif, peut fausser la libre concurrence. Mais la structure démographique de Bercy, une majorité de quinquas, posait problème. Il faut du sang neuf, des esprits purs, sans souvenirs, sans passé. »

 

 

(c) Hermance TRIAY/Opale/Leemage (C) HERMANCE TRIAY/OPALE/LEEMAGE

Vincent Message, accompagné du comédien Yann Lesvenan, lira puis parlera de Défaite des maîtres et possesseurs (éd. du Seuil, 2016). Avec ce 3e livre, Vincent Message, par l’entremise d’une course contre le temps, écrit un monde dans lequel l’espèce dominante n’est plus l’espèce humaine, cette dernière étant traitée comme le sont aujourd’hui les autres animaux.

 

 

Defaite_des_maitres_et_possesseurs « Le plus probable – car c’est la nuit maintenant – c’est que nous continuerons tout droit, à faire ce que nous savons faire en répétant que tout ça n’est pas si grave. Tuer, par volonté ou négligence, on peut dire que nous savons faire : mener à l’extinction les espèces par milliers, en réduire d’autres à l’esclavage jusqu’à ce que l’existence ne mérite plus de porter ce nom. Mais tuer la vie tout de même pas. Il y aura un après. »

 

12:13 06/09/2016 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u, agendada |  Facebook

Roue des Poètes

21 poètes francophones et néerlandophones feront vibrer le BELGIUM BORDELIO... Dans le cadre de l'expo Arts & Métaux en partenariat avec laProvince de Liège: Culture et le Poëziecentrum de Gent...

Un moment exceptionnel qui réunira des poètes et des écrivains issus de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie : Michaël Vandebril, Paul Bogaert, Lies Van Gasse, Hilde Keteleer, Stefaan Van Den Bremt, Peter Holvoet-Hanssen, Els Moors, Laurence Vielle, Vincent Tholomé, David Giannoni, L’ami Terrien, Gioia Kayaga, CeeJay, Anne Versailles, Antoine Boute, Volauvent, Ceejay, Karel Logist, Antoine Wauters, Milady Renoir, Lisette Lombe, Dominique Massaut, Célestin de Meeûs.

Dans les jardins de Jehay, le public sera invité à déambuler et découvrira les interprètes à proximité des œuvres. Un cadre bucolique pour un moment unique en Fédération Wallonie-Bruxelles. Des poètes au service de la tendresse, du beau et parfois de la dérision, à découvrir de toute urgence.

EVT FB : https://www.facebook.com/events/936173163171651/
infos : 085/ 315 232

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12:07 06/09/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures, agendada |  Facebook

12
jui

ô mother where art thou?

Ni instinct maternel "obligatoire" et "naturel" - ni travail reproductif du ventre capitalisé - ni le "soin" (théorie du care) réservé aux femmes... Sans cesse, sans cesse, réitérer, sensibiliser, éduquer, agir.

liberation.fr/debats/2016/07/10/le-regret-d-etre-mere-ult...

et l'horreur de la pathologisation / stigmatisation des femmes qui "n'allaitent pas - n'accouchent pas par les voies basses - laissent leurs enfants à la crèche (pour travailler? quelle horreur) - ... et les appellations de type "femmes corbeaux"...

la capitalisation du corps des femmes, nécessité de débat, encore, encore.

13:03 12/07/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques |  Facebook

10
jui

SMDOP - l'après

récit au plus proche du concret, de l'irréel, de l'intangible et de la métamorphose.

chaque fois, un corps.
chaque fois, mon corps.

chaque corps, des indices, des postures, des détails.
rapidement, parce que le contexte l'installe, une cérémonie, une parade.
j'ai pris les mains, parfois les coudes, les avant-bras, les épaules, les cous, les dos, les bustes, les hanches, les omoplates, les os, les peaux, les tissus, les sueurs, les poils, les granulés dermiques, les boutons, les échancrures, les armatures, les quadratures.
squelette sensible / posture graduée.

la playliste jouait ses ringardises, ses mémoires, ses injonctions.

et les pieds tournaient, s'emmêlaient, vrillaient, prenaient appui entre les confettis, la chaleur et le sombre écho d'un slow déjà dansé ou improvisé. 

celui qui a peur de toucher la peau, celle qui cherche à déhancher, celui qui murmure et puis crie pour sortir du murmure, celle qui revient trois fois pour vivre, vivre, vivre, danser, celui qui s'endort dans son costume de super héros ravagé, celle qui porte le masque et la détresse et que je serre, déserrre, celui qui tremble et pleure, amour et peur, celle qui n'en revient pas qui n'en revient pas d'avoir pu faire ça, celle qui écrase le pied droit, chaque fois, chaque fois, celui qui prend Samantha Fox pour Nina Hagen, celui qui dit que les relations amoureuses sont toutes trop sexuelles et pas assez sensuelles, celle qui bande et cherche l'entrejambe, celui qui est grand si grand qu'il se prend le néon et dit pardon, pardon tout le temps parce qu'il ne sait pas danser slowly, celle qui a les seins, les mains, l'odeur rigides, celui qui s'est fait largué hier que je serre comme celle qui ne fera plus, celui qui demande si je suis thérapeute, celle qui demande si je fais comme Amma, celui qui ne connait qu'un poète (Pablo Neruda) et qui trouve toute cette danse étreinte "so poetic", celle qui a découvert un nouveau pan de son désir (récemment et là aussi) et qui remercie, remercie la vie, celui qui danse autour du cocon qui n'entre pas mais qui fout le dispositif en l'air, celui qui ressemble à un Boyz Band tout seul et qui me décoiffe à coup de danse de ballet électrique pas slow très show, celle qui y voit un sacrifice, une putification, un rapport sado-maso-catho, celle qui entre en étant déjà soeur, déjà amie, celle qui danse si lentement que les micros mouvements font tectonique des plaques, celle dont la peau est si abîmée que j'enlace la possible brûlure, celle dont je sais que le sein a été atteint par le crabe et qui simule la symétrie en appuyant fort son buste et son moins-que-bien contre mes seins épais, celui qui caresse l'avant bras en suant, en collant gentiment, vraiment gentiment, celui qui demande s'il peut remercier, s'il peut embrasser (joue-menton-front), s'il peut rester finalement, s'il peut évoquer les slows, l'ado, les sens, celle qui est venue comme ça, avec la curiosité et qui repart comme ça, avec ma curiosité, celui qui dit rien, qui regarde pas, qui tourne pas, qui s'laisse aller à ce que je mène, à ce que j'enveloppe, à ce que j'entame en lui, celle qui rit, qui rit, qui rit parce que quand même danser sur Richard Cocciante à une soirée anar-queer-punk, hein, celle qui cherche les mots pour nommer mon "ça" en termes-concepts, celle qui sent la bergamote et le pollen, celui qui a une chemise repassée comme amidonnée et qui a des mains rêches précises, celle qui plonge son front dans mon creux cou-épaule, collant, plaquant, cherchant, celui qui fait nid-oisillon-aigle, celle qui fait tout péter dans son coeur, celui qui a chaud, celui qui revient sur sa décision de ne pas capituler, celle qui est dressée comme un i d'abord puis lovée comme un s ensuite, celui qui sautille de gêne, celui qui aime bien Sinead O'Connor comme symbole queer même si religieuse, celle qui me connait que je connais qu'on s'aime, celui qui est venu juste pour ça qui pensait pas venir mais qui vient "comme à chaque fois", celle qui pense que c'est simple et pas si simple que ça, celui qui, celle avec, celui pour, celle contre, celui dont, 

et rien de tout ça est aussi précis et clair que ça, 
et rien de tout ça n'est assez subtil pour exprimer les corps, les dons, les appréhensions et leurs dilutions, les bonheurs crus, les variations, les légitimités de l'éphémère, les permissions de l'inconnu.

Je remercie Norma (monteuse-ouvreuse-camériste-rieuse), Cassius, Pierre (régisseur "balèze" (dixit Cassius), Nicolas Marchant (monteur de playliste-ramasseur de confettis-amoureux), Elsa, Virginie, Rebecca, Joëlle, Martine pour les mots doux, Collectif BitchCraft (kiss Vir/Camille) et Barlok pour accueil-hospitalité-amour, TonTon Thom pour les affaires d'ogre, les celleux qui sont venu.e.s danser joue contre épaule, buste contre coeur, peaux contre suées, yeux dans les paupières.

Mi-Lady
Mi-Emue

slow boum.jpg

22:06 10/07/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, textes, ego-tripes |  Facebook

8
jui

l'avant

avant le corps en tension, il y a le propos qu'on divulgue, ça devient une intention mêlée à un dispositif dans un contexte et un espace-temps à attendre. 
avant le corps en tension, il y a aussi les envies stratifiées d'être complètement dedans, d'avoir à saisir, à assimiler, à engloutir, à intégrer. Chaque facette du corps neuro-transmetteur. 
avant le corps en tension, il y a l'attention aux détails qu'on placera, collera, agencera, proposera, aménagera, chez soi, et qu'on revisitera sur place, avec les choses, les murs, les sols et les creux.
avant le corps en tension, il y a tout ce qu'on aimerait mais qu'on n'a pas, les souhaits de tout gagner, plus de temps, d'espace, de coeur, moins de prévu, moins d'évident, moins de mesuré.
avant le corps en tension, il y a le désir, immarcescible, virulent, équilibré entre le penchant de disparaître et celui de surabonder. 
avant le corps en tension, il y a le retrait, les visions d'anéantissement, la pesanteur des déjà vus, des déjà faits, des avant-goûts, des arrières-salles. Tout comme rien, en résumé.
avant le corps en tension, il y a chaque chose à sa place, organes, membres, objets, mots, dents, heures.
avant le corps en tension.

 

Ars memorativa 1.jpg

22:39 08/07/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes, ego-tripes |  Facebook

7
jui

SMDOP - 2.0 @ Barlok's - 9July2016

Slow Motion with a Disposable Organic Poetess - Long performance

Dans un lieu hors des communs, chaque corps public est invité à danser - doucement, se confronter lentement, bouger avec une poétesse organique vivante quelques minutes (au moins) au milieu de 5 heures de performance

Comment renouer avec les émotions enfouies ou répétitives...
comment s'informer d'un corps sans mettre la parole devant...
comment (se) rencontrer dans un espace-temps lent précis…
comment bouger si lentement que chaque mouvement, chaque odeur, chaque diastole, chaque pas, chaque bruit devient un lieu…
Danser doucement, danser épaule contre tête ou head on shoulder ou danser salon ou danser chanter ou danser préciser ou danser chercher.
Prendre le temps de tout bien sentir - embarras, confusion et plaisir possibles.
Danser l'un.e CONTRE l'autre, l'un.e avec l'autre, l'un.e pour l'autre.

D'un côté : Une poétesse volontaire, désireuse de créer un lien doux ou dur, sensoriel jusqu'à sensuel, drôle ou cru – curseur variable entre silence et euphorie jusqu'à épuisement de l'air et du temps (5h sans pause). Only Safe behaviour admitted.

De l'autre : un.e partenaire particulier.e inconnu.e ou reconnu.e qui vient tester sa chance, son risque de se frotter à une poétesse, à une femme confortable mais pas facile, à un corps en expériences sensibles, à une tendresse freehugienne post-hippie, trashy-comique. Only Safe behaviour admitted again.

Toute velléité bienvenue : compromis, développement durable, exutoire, plan QI.
Toute corporéïté attendue.

Pour l'empreinte du temps qui déroule lentement son chemin
pour instaurer une fatigue / pour améliorer la fatigue
pour laisser le corps désirer, résoudre, rejeter, appréhender, pourfendre, attaquer, résister, vivre plus que d'habitude.

22:39 07/07/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

me, you and everyone we know @ Barlok's as from tomorrow

cunts beautiful.jpgFriday june 8th :

13H: OPENING DISCUSSION

* Workshops *

14h-18H: Zine
12H-14H: AnarkoPoledance (with Maria Basura - Berlin/Chile - On Donation) - Learn the no gender and anarchist pole dance. Workshop on 3 days.
14H-17H: Vegan Cheese (with La Kwisine Mobile - BruxHells - Free)
14H-17H: GynePunk (with Klau Kinky - Chile)
14H-15H30 Anarcha Gland & Gynepunk Presentation > Open to everybody (free)
15H30-17H GynePunk testLab workshop (On Donation)
17H30-19H: Discussion with UTSOPI (sexworkers collective - BruxHells - Free)
17H-20H: Drag King (On Donation)

* Concerts *
Wappppppppetona (urban trance - BXHell)
http://www.wapppetona.com/
King Baxter (performance trance experimental pop - BXHell)
https://kingbaxter.bandcamp.com/releases
Bonnie Li (dark trip-hop abstract electro - Paris/Berlin)
http://airbonnieli.com/

* Scrennings *
The two of us by Jon John (performance documentary - Berlin)
http://www.jonjohn.net/

* Performances *
Caroline Brisset vs. Pétass (metal working vs. indusdance -BXHell)
http://carolinebrisset.com/
https://petass.bandcamp.com/

* AMBIANCE *
Fée C (audio spanking - BXHell)
https://soundcloud.com/user-355807064
Didier Roger (italo disco- BXHell)

Saturday june 9th :

* Workshops *

14h-18H: Zine
14H-16H: AnarkoPoledance (with Maria Basura Berlin/Chili - On Donation) - Learn the no gender and anarchist pole dance. Workshop on 3 days.
16H-17H: Pisse-Debouts (Free)
14H-17H: Radio Jingles Creation with Chroniques Mutantes (BruxHells - Free)
20H-21H: Gabberaerobic, Costume Contest and Runway (public workshop animated by the Tourista Titude and Klaus Vomi - Free) - come and learn how to take care of yourself with this hardcore queer aerobitch workshop baby! Don't forget to prepare your best outfit or come earlier and dress up at La Mode À New-York corner before the contest!
Viens apprendre à prendre soin de toi avec cet aerobic queer et hardcore! N'oublie pas de mettre ton plus beau déguisement ou viens plus tôt te préparer au corner de La Mode à New-York!

* Concerts *
Grrzzz (indus dance punk - France)
http://grrzzz.org/
La Chasse (psyche noise rock - Marseille)
https://lachasse1.bandcamp.com/
La Chatte (electro synth expe - Paris)
https://lachatte.bandcamp.com/

* AMBIANCE *
Solid Cat vs. Oliotronix (techno rave fidget - BXHell)
http://www.levistova.com/
https://soundcloud.com/nacasat/tracks
Klaus Vomi (oddities - Liège)
http://klausvomi.partouze-cagoule.fr/
Coeur Vert (grindcore dance - BXHell)
http://amis.minimal.be/coeurvert/

* Performances *
Camille Ducellier - Reboot Me
http://www.rebootme.fr/
Annie Lam (butoh painting - France)
http://histoirederiens.com/
Milady Renoir (body cocoon performance - BXHell)
http://miladyrenoir.skynetblogs.be/
Ouistiti Glace (absurd feminist action theatre - BXHell)
http://www.roure.be/spip.php?rubrique3
Maria Brasura (postporn anarkopole dance - Berlin)
https://youtu.be/ikQT3y5V1cw
Misfita and Klau (gynegore cabaret - Calafou/Chile)
https://www.behance.net/gallery/26796085/condesa-sangrienta-bloody-countess
Juicy Gin ((body positive gender fucking performance - Den Haag)
Max' (performance - BXHell)

Sunday june 10th :

15H: CLOSURE DISCUSSION

* Workshops *

16h-20H: Zine
16H-18H: AnarkoPoledance (with Maria Basura Berlin/Chili - on donation) - Learn the no gender and anarchist pole dance. Workshop on 3 days.
16H-20H: Rap (with Les Sales Coiffeuses - Anderlecht - Free)
AnarchaFeminist and Queer collective creation!
17H-18H: Queefs (with Funky Freaky Cookie France - Free) Your cunt is an instrument too!
18H30-20: Discussion about chemsex (Free)

* Performance *
Camille Ducellier - Reboot Me
http://www.rebootme.fr/

* Concert *
Madame Patate (folktronica lullabies - BXHell)
http://madamepatate.com/
V (darkpop)
https://vlovescats.bandcamp.com/

* AMBIANCE*
Bon Goût (everything new old near far - Liège)
https://www.mixcloud.com/DJ_Bon_Gout/

* SCREENINGS *
Encore la nuit by Mignon
- no link yet -
Pagan Variations by Aj Dirtystein (tarot performance post-porn artfilm - Toulouse)
http://www.ajdirtystein.com/

+ surprises

And during all the weekend :

* Zine Workshops *
* Video installation by Naomi Bleiberg (https://vimeo.com/naomibleiberg)
* Reboot Me and La Lune Noire by Camille Ducellier
http://www.rebootme.fr/
* Exhibitions with : Rebecca Rosen, Camille Ducellier, Moug Meconium, Ema Discordant, Funky Freaky Cookie & more
* Live screen-prin ting, bring your clothes !
* Wardrobe, make-up, nails…get your freak on !
* Portraits for those who want memories
*Chattomaton
* Distro, zines, merch & cool stuff
* Our famous crazy cool alcohol-free drinks
* Vegan food, snacks & cookies
* Massages abhyanga
* Awesome deco
* surprises and lots of love

registrations for the workshop are opened please write to: allcuntsarebeautiful@grrlz.net

Infos : http://bitchcraft.jimdo.com/acab
or : allcuntsarebeautiful@grrlz.net
https://www.facebook.com/b.tchcraft.brusshells

Bitchcraft's facebook page : https://www.facebook.com/b.tchcraft.brusshells

Artwork by Misanthropie vs. Charlotte Bug
https://misanthropie.noblogs.org/
http://charlotte-bug.tumblr.com/

Main venue : Le Barlok, avenue du port 53, 1000 Bruss'Hells
Some activities will take place elsewhere in the city.

Entrance on donation.

Please be nice & respect the people around you.
We will try all together to create a queer & feminist SAFE space, which means offensive behaviours will be turned down. If it's not enough and the disrespectful behaviour goes on, we will ask that person to leave.
Thanks for your understanding.

Feel free to give extra cash at the entrance if you can, it's a great way to support the artists.

Thanks a lot,

XOXO

The Bitchcrew.

22:14 07/07/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, society, poly-tiques |  Facebook

5
jui

saveurs du soir

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Il y a des maisons qui réparent les mauvais souvenirs qu'on avait perdu.

23:39 05/07/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

23
jui

Poem'Art in KUFA - ce samedi 25 juin... oh que ça va être bien!

Si, si, on en / y sera!

Capture d’écran 2016-06-23 à 11.50.30.png

/// 

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12:06 23/06/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, arts, lis tes ratures |  Facebook

21
jui

objectif

penser une mère telle Tihange
une grand-mère telle Doel
et son enfance telle Fukushima

sortir de la famille nucléaire.

23:26 21/06/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Résumé de la 51ème soirée filles avec un cerveau (chacune) - 11/06/16 @ Amélie's + 52ème le 23/09/16 @ Milady's

Compte-rendu de la 51ème soirée filles
avec un cerveau
(chacune)
 –> 11 juin 2016
@ Amélie’s

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Suzy : lecture de pages de « la salamandre » - retours, encouragements, récits de vies partagées, carnets de dessins, de routes, de chemins.

Candice : carnet de gaîté post-traumatique, dessins de nos impressions, expressions, éphémérides et pressions atmosphériques, intimes ou extimes. Candice dessinera.

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Macha : « les absents » de Georgia Mahklouf, « Car la mémoire est ainsi faite, de creux et de bosses, de reliefs et d’ombres», des répertoires comme des cimetières, des miroirs, des viviers.. à la cadence de la vie et des personnes, des rencontres. En route pour le Liban…

 

Emma : gingembre et "La domination totalitaire est un nouveau type de régime en cela qu'elle ne se contente pas d'isoler l'individu, elle détruit également la vie privée. Elle se fonde sur la désolation, sur l'expérience d'absolue non-appartenance au monde, qui est l'une des expériences les plus radicales et les plus désespérées de l'homme." - Hannah Arendt.1906-1975. Le Système totalitaire. Seuil.1972

+++ Schools of trust // Communication non-violente // Parentalité positive (Isabella Filliozat) // écoute active (Gordon / Rogers) et postures d’écoute négative (Porter)

Sarah : Extrait (dialogue homme-femme) de « Le pendule de Foucault » d’Umberto Eco "- Et qu'est-ce qu'il fait, il pendouille et c'est tout ?"

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Amélie : « les dames cyclistes » - extrait d’une liste contre l’anarchie des culottes bouffantes et la vélocypédie   libérée… mais l’avenir de la femme est-il dans le vélo ? – « La femme grisée par le grand air, la vitesse, s’abandonne peu à peu à l’excitation ressentie, à la sensation de jouissance » - Dr O' Followel

+++ Mono no aware 500bd93475ed790b6ce79ad9a88ae44b.jpg

 

Béatrice: 2 lettres… d’amours, d’amour, et de quête-s… correspondance en suspension, transmission, lien…

 

Eugénie : maxime adage gravure fêlure « à chaque ménage son utérus » - cf. Caliban et la Sorcière de Silvia Federici - Femmes, corps et accumulation primitive


Sandrine
 : (g)rêve général-e ! cinéma muet - bonnes intentions, nuit debout, soirée assise, journées couchées… ? (g)rêve la gueule ouverte ? polygrêves ! etc.


Caroline
 : Polyamour-s – partages d’espaces-temps, connivences plurielles – « l’amour, comme l’amitié, revêt strates et habits » … références directes : Blogs Anne Archet (aussi « L'amour libre ») // L'Elfe +++ Articles : Emma Goldman « Anarchism & other essays. Marriage & Love » & « Jealousy: Causes and a possible cure » +++ Brochures : « Au-delà du personnel », Atelier de création libertaire // « Contre l'amour », Infokiosques : « Infinite Relationships » // Livres : Femmes et anarchistes. Emma Goldman / Voltairine de Cleyre. Éditions Les presses du réel (dispo chez Acrata, la bibli anarchiste de Bruxelles) Wim Taciturn.png

+++ les fesses de la crémière


Milady
 : Forum Abattoir – lieu espace territoire ouvert fermé bien animal bien humain être avoir viande et chercher à comprendre.

 

+++ Ken Robinson et l’école qui tue la créativité

+++ Travail re-productif (notions ici…) // Camille Barbagello – féminisme et puterie

+++ « care ethics » (ou éthique de la sollicitude) // care (éditions Remue-Ménage)

+++ Syllogomanie – l’art de l’accumulation // syndrome de Diogène

Kazuyuki Shimokawa double.jpg

+++ Sophia, espace de recherche et d’information sur les études de genre en Belgique

+++ Echolalistes – wiki exponentiel des listes de listes de listes de listes… // Les miscellanées de Mr Schott

BONUS :

En ce soir de solstice (mail 21 juin) : https://vimeo.com/171313677

+

souvenir d’une précédente quand Amélie et Milady habitaient le même logis : miladyrenoir.skynetblogs.be/archive/2014/05/26/resume-de-...

+invitation à la 52ème soirée filles avec un cerveau (chacune) le vendredi 23 septembre 2016 @ Milady's (Schaerbeek)

 

22:47 21/06/2016 | Lien permanent | Tags : girlz |  Facebook

copié-collé - j'ai tout aimé.

VANDALISME, ÉPIGRAPHIE

Les meilleurs graffitis du mouvement contre la Loi Travail.

paru dans lundimatin#66, le 20 juin 2016

C’est sur l’espace d’un mur - vertical, solide, public, universellement visible - que le Pouvoir a commencé à brandir sa Parole et son Droit ; la loi a commencé à se publier sur les murs. C’est sur ce même espace que, pendant des siècles, on a enregistré les mesures, les pric, les règlements commerciaux.
C’est sur les murs que le temps, solaire et astronomique, est devenu mesurable, et c’est encore sur les murs que, depuis toujours, se sont conservés la mémoire du temps vécu, les noms des morts, leurs derniers mots. La même « chose » qui assurait à la ville (antique ou moderne) sa forme et sa réalité, a toujours été utilisée pour enregistrer son histoire, pour glorifier ses héros, pour célébrer le rosaire des noms du pouvoir et représenter la guirlande des empereurs, des gouverneurs, des rois et des dieux.
Mais la pierre des murs ne fut pas dépositaire des seules écritures et images officielles, grandiloquentes et pleines d’autorité : elle n’a cessé de recevoir les humeurs des peuples, les opinions des individus, les graffitis de protestation, d’acclamation, de rébellion, puis les chants et les louanges.
Si parmi toutes les choses le mur est la « chose politique » par excellence, c’est parce qu’il nous apprend que la ville n’est pas seulement un espace de vie commune mais aussi et surtout un espace de projection imaginaire partagé, [...] comme un immense organe de pierre, capable de multiplier l’expérience à l’infini, de transformer la ville en un kaléidoscope d’images, de sensations, de signes, mais aussi de tenir le registre de tout ce qui se pense et de tout ce qui se dit ; il amplifie nos sens, il en constitue une sorte d’extension prosthétique. [...] C’est pourquoi les inscriptions murales de toutes les époques offrent une forme de tatouage spirituel, le premier signe à travers lequel une époque inscrit sa présence et la réfléchit.

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On s’est radicalisés sur Internet
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Nous sommes l’étoffe dont sont tissés les rêves
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Les asthmatiques se vengeront !!!
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l’être et le néon
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On fait comme DAB
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Elue manif de l’année
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Lol vous l’avez bien cherché !
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50 nuances de Bris
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Pénurie complète
Pénurie basmati
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Demain c’est plus très loin
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Pour la suite du monde
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Ni Dieudonné Ni Maitre Gims
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Eh Cazeneuve, arrête le délire ! Tu mettras pas tout le monde en prison !
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Le monde ou rien !
Tiens tes aggios
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I want to break free
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Il faut avoir des choses à se reprocher pour se cacher comme ça !
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Il avait avalé ma carte !
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Grève générale le 28/4/16
Bisous
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Agir en primitif / Prévoir en stratège
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Nous sommes un peuple de casseur-cueilleurs !
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Demain est annulé
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Il est l’heure de destituer le gouvernement



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Panama Papers pour tous !
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Il n’y aura pas de présidentielle !
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Ce tag est démocratique : il a été voté en AG
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1789, les casseurs prennent la Bastille !
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ACABADABRA NOUS REVOILA
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Une pensée aux familles des vitrines ...
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Bonjour, de la part des assignéEs !
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Atelier lacrymo n°361
Atelier caillassage n°1312
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Ca pue ->
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Nos casseurs ont du talent !
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Pour un catéchisme révolutionnaire
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Il faut avoir des choses à se reprocher pour se cacher comme ça !
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CRS=FDP
La vie est belle !
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C’est pas la manif qui déborde, c’est le débordement qui manifeste !
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Nos éboueurs ont du talent
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émeute ici
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En cendres tout devient possible !
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Nique les Porsches on veut des Faucons Millenium.
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La France, son pinard, ses révolutions
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L’Euro de Flashball a commencé !
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Moins de cowboys, plus d’apaches !
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On révise juste la philo.
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C’est comme ça qu’on écrit sur un mur
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Elle est où la Porsche ?
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Les CRS sont pas nos fils !!!
Signé : les putes
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Monde de merde
ACAB
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Deux émeutes par semaines, oh mon dieu qu’elles sont belles !
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Dans saboter il y a beauté.
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Sminozad Partout
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Une autre fin du monde est possible
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Enfin une manif qui se passe bien
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Valls, wesh alors ?!
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Nous sommes de celles qui s’organisent : on ne repassera plus jamais vos chemises























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Les amis de Julien Coupat t’emmerdent ! :)
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Cassez les banques
Lisez lundi.am

PS : et pour plus (toujours plus !) de tags aperçus durant le mouvement contre la Loi Travail, allez voir le bon boulot de http://larueourien.tumblr.com

15:43 21/06/2016 | Lien permanent | Tags : poly-tiques, place net |  Facebook

trou

ah oui

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je vagabonde entre les humeurs et les failles.
errance urbaine, extase du plomb
indescription vindicative du réseau sanguin,
frapper contre le derme, frapper contre le derme.
au coeur, les voiles,
vrilles cutanées et pores béants.
suées et râles

mais du silence face aux yeux.
mais du silence face aux corps qui déambulent.
rails des moteurs, vrombissent les cadences
et merde, c'est encore de la ville que tu manges ce midi

membres mâchés, organes mous, paupières techniques
se retirent les airs.

je vous raconte le pire pour
que les autres choses me parviennent, finalement.

 

 

 

(photo (c) Milady Renoir @ Verbeke Fondation)

15:36 21/06/2016 | Lien permanent | Tags : textes, humoeurs |  Facebook

27
mai

Mer rousse

à Lisbonne, il y a plus ou moins un an, Norma et moi avons pris un peu de frais dans une église suite à une longue marche errante et joyeuse.
Dedans, quelques kitscheries, bondieuseries et du frais, du silence et des femmes-rondes-petites-habillées-de-noir qui priaient ou papotaient entre elles de celles qui ne viennent plus.
Sous une chaire, un moment de protection.
Un Jésus lilliputien et une longue femme océanique aux cheveux de nid.
Ma transposition m'a laissé croire à une force céleste (je suis athée) enrobant l'humanité, cherchant à jouer avec ses joies et ses déceptions. Sans ironie, sans jugement. Sans faute, surtout.
Quelque chose qui nous dit combien nous sommes des riens organisés, des néants juxtaposés et tout autant des végétaux animaux corps humains âmes esprits minéraux en attente de complétude.


Au delà des croyances, l'image nous a fait du bien, à Norma et à moi. Nous avons souri aux grenouilles de bénitier.
Après, nous avons été dévoré quelques pasteis... pour nous remettre de la métaphysique.

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11:24 27/05/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes |  Facebook

22
mai

eau bénite

de quel jus ai-je été tirée. ce lien fébrile entre un homme à deux visages et une femme sans corps. un tissu orange drapant une Renault 5 deux portes et un cocker femelle portant le nom d'אוּרִיאֵל l'archange radieux. une claque dans la gueule de la femme. des quiproquos non-dits mensonges silences intimes. la route est longue jusqu'à l'enfance. on met le colis piégé chez les grand-parents. dépôt dégoût indécence de l'irresponsabilité. trop rude l'après bonheur. l'homme à deux visages banni interdit monstroïfié. 'il n'entrera pas ici'. un berceau sur une rivière molle, je 'grandis'/grossis entre mégots de cigarettes sur un sol linoléum d'un café de banlieue parisienne. des demis servis à la tirette comme une tombola du désastre. café-calvas et croissants et les devoirs à faire dans l'arrière salle. je suis bonne à l'école. je suis bonne souriante gentille polie comique pas comme d'autres. (ah oui?) les hommes-clients-piliers qui pissent passent derrière moi et trament le début de la femme. regards sur peaux et yeux attendris par l'innocence parfois complice, fillette testant le diable, parfois accomplie, admettant ce même diable. désirs du corps étranger. désirs d'être plus que ça. eux, chacun en mains yeux ventres. je vois ce qu'ils creusent en eux. le cantonnier, l'éboueur, l'ouvrier de VolksWagen, le chauffeur de la RATP, le gestionnaire du garage BMW, le cadre de chez IBM, l'entrepreneur de maçonnerie, le comptable chez AXA - aphorismes incestueux et acronymes de la foulure. les règles à dix ans. les seins (nénés) poussent. une vieille goudoue copine de la femme sans corps jettera un jour un coup d'oeil, ouvrant le col du T-shirt Snoopy pour voir l'avancée de la fébrile féminité "ça pousse dis donc". je lui ai piqué un Delacroix et offre une partie des frais à une copine congolaise violée par un oncle qui avorte chez une cousine. mûrir entre des murs, des cages d'immeubles et des tiroirs caisses, assise entre des dépits et les cruautés. mes cousins seront congolais, gabonais, marocains, algériens, portugais. tout grouille. la vie, en somme. dans le café-famille-cocon noir, des corps bannis de désir, frustrés comme des vieux fruits. pertes et fracas dans les familles. dans un café, tout se joue, tout se perd. W. -15 ans vient chercher sa mère bourrée à 21h39 avant que le père rentre. elle lui hurle qu'il n'est pas le fils. il lui répond qu'elle n'est pas la mère. S. -14 ans, fille de chasseur Lepeniste et de secrétaire de redirection, que je coince dans les toilettes à la turque contre les murs glacés et salis par les seins. griffures adolescentes, toute puissance du début des choses comprises. c'est moi qui décide l'entrée et la sortie. c'est moi qui ponce la peau, qui décape son duvet. des nuits sur le minitel à faire jaillir des hommes creux, des papas maris papis. partout. un après-midi, un égyptien vieux beau caresse pendant dix minutes au jardin des tuileries les poils qui vont de mon auriculaire au poignet. 'la quintessence du bonheur' souffle-t-il dans mon cou en sueur tel un hongre aux naseaux chauds. tout le temps. et à la maison, c'est foutu. le sexe flou d'un arrière grand-père à qui l'infirmière vide la sonde. le cul frileux d'une grand-mère qui se lave au lavabo avec le gant qui passe comme un train dans un tunnel. sans lenteur, sans sens. la femme sans corps qui se paralyse, son corps rigide qu'il a fallu laver partout pour lui éviter les infirmières à domicile. laver son corps de mère et lui dire que c'est pas grave, que ça fait rien. rien est tout. le souvenir crispé des poils incarnés des ongles oubliés et des veines violettes qui pètent à la surface des dermes. peaux blanches des draps. escarres nécroses plaies. la maladie comme anti-corps. le désir bien loin derrière. alors la compensation dans les lectures, Miller, Nin, Bukowski, Lunch, Gira, les choses sombres. Mishima, Bataille plus tard. pour sentir la douleur d'être au fond, comme des relents de ce qu'ils sont. mais pour mieux passer dessus. avant de crever, leur dire. qu'il y a un corps qu'ils ont foutu dans le monde. leur dire que je vais pas laisser le délétère le mortifère et le toxique s'emparer de mon sang de ma cyprine de mes glaires de mes sucs de ma salive oui mes larmes bien sûr. vitalité du surplus. désirs d'absolue nécessité d'aimer. ce texte comme un ferrofluide comme un jus de coeur fil tendu entre tripes et monde. 

(c) Milady Renoir

19:21 22/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

20
mai

éphémère

la place près de la rivière, la place sur le trottoir, la place dans le lit, la place dans le ventre, la place entre le mur et la table, la place devant son miroir, la place pêle-mêle, la place face à sa mère, la place dans l'immense creux, la place derrière le père, la place dans l'année, la place pour la peur, la place sur le planisphère, la place dans le son du piano, la place dans le cadre photo, à droite au fond, la place sur le banc, la place dans les rangs, la place sous la pulpe, la place du mort, la place dans l'idée, la place du silence dans le geyser, la place derrière la commode, la place contre la mort, la place de dieu, la place entre les algues vertes, la place de second, la place de la lampe de chevet, la place de l'écran dans la famille, la place sans poussière, la place du pied dans la sandale, la place de l'oeil dans le cyclone, la place du virage et du pointillé, la place de la virgule, la place de l'ongle dans le prépuce, la place, la place du sang entre les lèvres, la place de la mauvaise note, la place sous les montagnes, la place de la plante morte, la place du chien près du radiateur, la place dans le canyon, la place de la vague et de son flux, la place des livres lus, la place de l'hémisphère droit, la place du lézard sur la pierre, la place de l'immondice, la place du tétin sur le sein, la place des yaourts dans le réfrigérateur, la place du cancre, la place du panda devant les visiteurs du zoo, la place du rythme dans le couple, la place de l'horreur, la place du ciel dans le hasard, la place du colvert sur l'îlot, la place de l'entête dans la lettre d'huissier, la place du silence dans les yeux, la place dans le bus l'été, la place de l'été dans le désir, la place du désir dans la cité, la place de la cité dans les strates, la place de la bouche d'égout, la place de la voix dans le viol, la place du violon dans les publicités, la place des ratés dans la société, la place perdue, la place de concert épinglée dans la chambre, la place des étoiles à la naissance, la place du monde dans ce monde, la place du rasoir dans le verre à dents, la place contre soi, la place devant soi, la place derrière moi.

(c) Milady Renoir

textes

08:39 20/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

17
mai

FB 4 ever

ici, là, oui, je parle de moi, facebook et moi on parle de moi, avec ego et surmoi, cogito ergo sum, sub- et in-conscient, copains comme cochons, nous, on parle de moi, on est comme ça, nous tou-te-s, on évoque sa vie, ses cuisses, son éros, son thanatos, son vis-ta-vie et son vis-à-vis, ses rides et ses bourrelets, vagues à l'âme, oui, ça parle de soi en moi et ça sort de moi en ça, c'est ainsi la vie d'ici, virtuelle assise devant présentielle, y a de l'obsession, bien sûr, assurément, y a de l'addiction, du temps perdu à ne pas écrire, à ne pas contempler, à ne pas faire silence, à ne pas marcher dans la ville, on le sait, on le sent, la nuit, parfois, on a envie d'un mot de passe et du bleu pas Klein pas clean, on pense à ce papyrus infini qui donne du monde, qui donne du leste, des nouvelles légères, des pétitions pour des gens qu'on croisera pas mais qu'on espère sauver, ah oui, bonnes actions en un clic, mais si, c'est de soi qu'on parle quand on fait ça, on précise qu'on existe, on invite aux miroirs, alouette cacahuète, c'est du lien, ici, c'est du vivre ensemble, c'est l'entre-soi qu'on choisit, site de rencontres et de deuils, huggy les bons tuyaux et trolls des montagnes, on se souhaite les dates importantes par murs et par MP, on s'aime quand même, on se parle en vrai des choses qu'on a posté en faux, on dit tout, caca pipi sexy baby, on avale tout aussi, on digère peu, ça va vite, le soi s'en prend plein la gueule, on dit oui à qui veut venir, on accepte, on refuse, on éjecte, on reprend, on s'invite, on cherche la petite bête, on débat ou on s'ébat, on se brouille ou on s'ébroue, c'est de moi de toi de nous d'eux, un monde en soi, avec des limites de l'impossible, société de spectacle et spectacle de société, micro marché et macro cosmos, ici, là, tout le temps, 24/7, 365, archives d'un soi vieillissant, saisi par le froid de l'écran, des nous attendris par chats bébés dauphins humains dans le désordre, strates de soi et de voix, tout est nul tout est bon, on vrille le réel, on crache pas dans la soupe parce qu'on aime ça, on s'aime pas d'aimer ça mais on aime, et on écrira sa propre épitaphe par un statut mortel que tout le monde likera, ça sera comme ça et ça passera.

10:13 17/05/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

16
mai

pentecôte

ce que c'est de ne pas avoir d'avant, pas une mère vraiment, pas un père pourtant, ce que c'est, c'est une sorte de pointillés des valeurs, de hachure entre je sais et je sais pas, alors évidemment comme tout enfant c'est apprendre des gens toxiques, sentir quelque part qu'ils ne sont pas parents frères soeurs mais s'y accoler quelques minutes années pour sentir la crise le retrait le non à un moment et puis de virages en reculs, apprendre à subsister. lire des histoires des récits intérieurs et étrangers, leur voler les généalogies et les fictions dérogatoires. aux "grands" moments de sa vie, la tentation de rejoindre le nid, le oui, le et si et puis prendre les flèches recevoir les murs et les mots surs. sans croissance ni fenêtre on cherche les gens du banc de remplacement les joueurs en touche. substitutions et projections. qui veut être qui peut être qui saura sera tout ça. cercles vagabonds des miroirs. parades injustes d'attendre tant de ceux qui n'ont pas le même sang... mais âme soeur? ce que c'est de ne pas avoir de lignée, de tracés et de souvenirs changeants. photos figées dans un cadre plaqué or. lien kitsch veine crue. à des moments stratégiques, on joue à je suis, on plait à qui conforte, on donne à qui enrobe. au risque d'étouffer, au risque de se désosser. violences multiples de se cogner dans des entre corps tests. machine à gober. dévorance anti oubli. et puis il y l'après parfois qui surgit. un corps sorti de soi cherchant à dessiner l'arbre l'entreterre. graine de désordre à la recherche d'une logique. pour lui, on simule des vérités des principes des gammes. on se trompe de version, on égare les choix. exprès. invention d'un conte qui tient sa morale dans sa main. recréation des puissances. équilibrage mensonges / réalités. la force est de trouver son chaos valeureux, oui, imaginer Sisyphe heureux. pencher son écriture comme une relecture. valide. sa voix comme antre. son coeur comme cocon. on espère que l'avenir se taira moins. et on tatillonne les yeux moins bandés. 

" Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer."

— Actes 2:1-4

11:23 16/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

12
mai

Souffle 3.2 - Lecture performée hier soir au PianoFabriek dans le cadre du FiEstival #10 (Maelström)

Le texte "SOUFFLE" était une réponse à l'invitation de la revue PAPIER MACHINE.
Le texte "souffle" a été joué en corps-images avec Nicolas Marchant (qui a travaillé les photos aussi) et mise en page par Paul Marique pour la revue.
textes,agendada,lis tes ratures,luvLe texte "SOUFFLE", je l'aime bien. Je le joue à taux variable.
Il a été écrit pour être déconstruit, réhabilité à toutes les sauces, pour être lu par des gens et/ou par moi selon les états atmosphériques.
Le texte "souffle" prend les teintes de mes humeurs, il s'adresse à la vie que j'ai, il est donc oscillatoire, fluctuant, con et sublime (pour moi), radical ou commun. Souvent, en train de le lire, je pense à ce que j'ai voulu écrire originellement, d'autres fois, j'y trouve des nouvelles correspondances. 

Hier soir, au PianoFabriek, il a été lu-vécu-déclamé en hommage à toute forme de lien mortifère en amour, en sexualité, en lien. La toxicité de la non-réponse, de l'invisible trame que certains jouent pour écraser, vriller, anéantir le désir. Je n'y ai finalement pas mis de prénom ou nom dans mon corps, "ça" a tourné comme ça. Et comme c'était en public et que je me sentais à l'aise, j'y ai ajouté une chute, une finalité pour rire-pleurer-clôturer. 

(merci à Tom Nisse pour l'invitation - merci aux autres poètes (j'étais la seule gonzesse) et musiciens: Omar Youssef Souleimane, Antoine Boute, Tom Nisse, Fabrice Caravaca, Mathieu Gratedoux, Charles Dreyfus, Christophe Manon...)

Ce texte "SOUFFLE" n'est que ce texte réécrit pour hier, dans lequel j'ai glissé in situ des boutades, des borborygmes, des regards, des emphases, des adresses à des corps du public et des coupures pour être totalement là.

La version la plus loyale (mais pas fidèle) à hier:

"

Halète halète toi halète moi une partie de mon corps se détache prends ton temps aspire moi mais ne suis pas maison de paille loup où te crois tu ton haleine de tapir mort ne suffit pas à déporter mes organes en moi t'sais en moi chacune dent chacune mords mors fort t’sais tu cherches aux abois aux aguets dès l’orée t’sais pas comme ça qu'tu vas pénétrer mon corps pas frêle pas brêle ne suis pas petite cochonne t’sais amour suis gourgandine et glorieuse t’sais j’suis plutôt amoncellement de sillons sensoriels t’sais tu as beau être beau t’as beau ouvrir grand ta bouche imiter l’appel de la forêt houuuuuuuuuuuu tes miroirs de l’arme plantés dans ma saphène droite t’sais ma conscience est tendue vers les libertés désolée j’annihile toute géométrie d’écueil t’sais je suis pas un algorithme de l’échec t’sais ah mais ok ok un matin un matin seulement un matin cher loup mon lapin un seul matin ah oui ok un matin tu m’as surprise baudruche boursouflée les ovaires en nénuphars le cartilage autophage en mode tribulations en mode élucubrations d’un mental débordead de type coincé dans un corpus subdivisé mais t’sais t’inquiète pas loup loup si tu y es tu n’y es en fait pas t’sais t’inquiète c’était juste une mise au point (c) Jackie Quartz juste une équation purement éphémère une inadéquation même t’sais un truc on ne peut plus caduque t’sais parce qu’après t'sais dès le maquillage synthétique repouponnant repoumonant dès une cautérisation brute mais spirituelle c’était bye bye la sensation d’érosion bye bye la prise d’otage de la tête et après je suis partie dans la ville dans la vie haleter haleter haleter t’sais haleter à donf' garder la pression vers le haut t’sais retenir le cortex dans une confortable assise j’suis restée en marche le corps en marche t’sais le corps debout nuit debout et matin debout t'sais pour traverser les rues t’sais j’suis bien née t’sais je suis née des pieds à la tête je connais bien mes extrémités t’sais je connais bien le progrès de la marche t’sais et les logiques de survie en milieu hostile t’sais un matin tu me jettes un matin je cherche le fond du ciel mais t’sais après ben après je te pends au pieu t’sais et t’as du mal à remonter monter toujours t’sais tu penses qu’à ériger tes racines qu’à danser ta croissance végétale loup ton Priape généreux de tensions le petit oiseau veut sortir t’sais allez écoute chou tu t’prends pour un clocher d’église pénétrant dieu tu crois que tes bras en croix entuberont des vierges t’sais ta verge dans l’eau bénite ça reste un bois flotté bois bandé de la mer du Nord t'sais tu cherches l’émancipation via la trique et le podium t’sais moi je reste couchée sur l’horizon et les terres confortables j'me fais à l’idée du oui t’sais j’ai déjà vacillé t’sais j’ai beau être vaste la mort n’aura plus rien à aplatir t’sais j’ai déjà eu les nuques tordues dans les terriers j’ai déjà nagé même dans la boue dans l’argile dans les marnes et puis encore matin venant battu c’est le vertical qui l’emporte la gravité ascensionnelle t’sais je suis comme les gens des gens qui marchent certains golems de faïence certains loups à tête de caniches ou à caractère d'épagneuls t’sais ou des gens qui volent sans lever le pied vers le haut les gens ça monte ça descend ça jacasse de ventre à gorge moi aussi je suis les gens je marche à côté d'eux mais je voudrais qu'on fasse autre chose je voudrais qu'on glisse qu'on coule moi je coule souvent pleurs sueurs pisse cyprine prolactine glaire cervical toi tu coules pas assez allez fuis pffffuit vas-y fuis un coup que ça s’échoue autour de nous de toi moi nous ils elles eux on qu’il ne reste que nous toi moi en bas en pleines fuites d’eaux allez t’sais histoire que ça baigne dans le soi que ça suinte que ça exsude que ça s’épanche dégorge ta matière première éjacule tes fondations salvatrices vrille ton expansion sans contours sans arête ni angle ni orifice coule corps loup caniche épagneul donne du plat à ton ego allez t’sais ça sera que d’la coulée d’la lave serre dents fesses mords chavire et lâche conflue pleut pisse dans toute ma gorge au bord de nos corps hop hop hop rien n’est dit qui vient du plus loin t'sais les gens se diront tiens ça monte chez eux mais ça coule aussi tiens c’est bizarre c’est étrange c’est SWAG c’est cool c’est curieux c’est con c’est désir les gens prendront tout au premier dégré mais nous on s'ra au dessus des bombances existentielles en pleines jubilations escaladantes on niera les déclins exsangues t'sais on va s’rejouer la généalogie de la cellule photosynthétique ah t’sais loup regarde un peu le paysage viens loin l’horizon a du bon c’est con un horizon ça se pose pas la question de l’existence ni envers ni endroit surtout pas droit ça continue nous on va plonger allez mets toi tout nu admets toute mon envie d’être là t’sais c’est dingue ce que je déborde d’Eros ma mère disait déjà de moi petite que je séduisais que je voulais vivre face aux gens que je cherchais le regard je sais pas où tu viens toi t’sais mais moi je sais d’où je vais absolument t’sais si je te jure que t’auras beau me faire douter de ma place avec moi derrière moi y a ivresse colère recul gouffre extase avec moi y a de quoi faire et défaire en moi on est nombreux en termes d’armée de la vie viens t’sais loup chavirons je suis le portrait craché de personne ne m’en veux pas je suis pas le vide le trouble t’sais non pas du tout mes mots c'est du pur jus bio de terreau t’sais tire moi le corps étires nos intervalles tu verras je suis en jeux je dis je pars je quitte j’ai le vertige ça m’agace la mouche et la culotte mais c'est parce que ça fait dedans moi des flocons des grumeaux des geysers faut que la pâleur s’évacue dans les artères l'amour c’est une opération chirurgicale t'sais la naturel c’est des couilles la nature tout ça on s'en fout t'sais nous on va s'autodéterminer on est des esprits de lutte des forces coincées dans une arène ça s'ra pas simple mais ça s'ra humain c’est une démarche que d’exister en même temps qu’un autre surtout toi t’as tout pour toi mais t'as rien pour les autres alors t’sais laisse aller le sort de ma langue se faufiler dans ta salive ouvre ta bouche bien grand rond AAAA je vais venir tout pourrir dans ton royaume de la glotte t’sais le chaos c’est bon pour le karma (dédicace aux Saint-Gillois) et moi là je sens que si tu viens pas je vais avoir le sentiment qui se bouche je vais avoir la touffe qui s’effrite je vais avoir la dépouille conquérante t’sais loup c’est un calcul que d’avoir la vie comme chance tout ne sera pas comme avant alors là face à tes poils et ta queue je respire là je vomis ou avale couleuvres mais c'est pour sortir des caves t'sais l’air ambiant c’est le venin c’est l’amour viens loup t’sais je vais couler le cidre dans tes oreilles je vais mater le corps le cul la cicatrice que tu as et es bandons les arcs ciblons fatiguons nos foins nos fougères trompons nos enveloppes alourdies d’existence t’sais fuyons la pestilence de l’usure la déviance de l’habitude rien ne vaut la mort véritable nous obsessions je te souffle amour loup espèce de con redisposons nos organes tourne encore un peu dans mes colons oublie tes ailes archaïques dans mon foie déclame ta fragilité à l’embouchure de mon antre vire à l’absence escamote mon tremplin râle contre la boue collée à mes chaussures fais pas ton Icare imbécile j'ai sucé ton agneau j'ai ouvert mes cuisses vers le ciel nous sommes deux pendants d'une chair atroce vivace nous faisons ce que nous pouvons pour regarder au dessus des grilles dansons joute contre joute t'as réussi ton coup emportée la falaise sous tes ongles tu es debout t’sais cesse de me regarder avec tes yeux prêts à ronger ronge moi et tais toi tes yeux dans mon vivier joue pas l'apostolat de la disparition nous marchons nous courons vers le souvenir de toi et moi je suis euphorique de ne pas savoir qui tu es t’sais retire ton emballage enfile l’émanation sans aval sans aviron allons plutôt bien je te hurle je te jette par-dessus agrafe tes cheveux au pilon la balance des blancs est correcte t'inquiète les orgues jouent du vieux tu gigotes comme un cœur tout juste greffé t’sais j'expectore je remords phase zéro alpha je retrouve ta main sur ma bite tout joue retire le cadenas je vise l'écharde t’sais blasphème juste expier/expulser d'un coup de rein oublier ensuite le sperme qui sèche je respire ton aisselle je gratte je cherche je trouve  t’sais

T'SAIS 

 

 

....

finalement je ne fais pas ce geste pas en fait pas pas cet élan pas le besoin en fait pas l'envie mon sexe fermé t'sais toujours la même chose non en fait c'est écoutilles bouchées l'union fait l'effort mais j'ai pas envie en fait résine solstice musée cérémonie rétention évitement silence lâcher de lest tentative sève souche fissure trêve déchéance inaccessibilité reptation échange anniversaire gâchis vision entreprise deuil vacuité injure compensation détresse velléité doppelgänger âme soeur ta mère virulence rage incompatibilité libation masochisme retrait silence encore potentiel dépression lutte bof entrailles point final ou d'interrogation souffles.

Non, écoute, finalement, je me casse.

© Milady Renoir – souffle revisité le 10 mai 2016

 

09:43 12/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes, agendada, lis tes ratures, luv |  Facebook

11
mai

Désobéissance nécessaire de Christine Van Acker

Par Ouï-Dire

La désobéissance nécessaire

On nous répète que nous vivons dans un monde libéral. Et pourtant que de règles et de codes, de répression et d'obligations... La liberté ne passerait-elle pas, à tout âge et en tout temps, par la désobéissance ? Christine van Acker questionne des militants d'hier et d'aujourd'hui sur cette question essentielle qu'il est urgent de poser à nouveau. La désobéissance nécessaire compte trois volets. Dans cette première partie, Christine Van Acker se concentre sur les déclencheurs, intimes ou sociaux, qui décident à se lancer dans l'action. Avec, parmi d'autres, Anne Morelli et Milady Renoir
Mixage : Thierry Van Roy
Une réalisation soutenue par le Fonds D'aide à la Création Radiophonique
 
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272
 
Les trois épisodes de "La désobéissance nécessaire" seront diffusés respectivement les 23 mai, 30 mai et 6 juin  sur radio Campus, pour commencer : http://www.radiocampus.be/
Et, les 25 mai, 1er et 8 juin, sur la Première (RTBF) dans Par ouï dire, à 22h : http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272

10:42 11/05/2016 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, agendada |  Facebook

10
mai

les pages comparées

il y a deux livres sur ta table. l'un en allemand, l'autre en français. ah et aussi un Petit Robert avec scotch corné, brisures de reliures et pages ébouriffées. chaque ligne de chacune des deux livres est auscultée, tu la suis sous une tranche de revue (Le Point). chaque phrase, chaque fragment pénètre tes tempes. lecture, analyse, considération, ponctuation, décision. c'est bon ou c'est pas bon? je t'ai entendu à plusieurs reprises marmonner non, non, non, pas du tout et souffler aussi, et évoquer entre tes lèvres quelque chose qui n'a de sens que pour ta bouche. je me pose la question de ta question. que fais-tu? cette traduction datant de 1958 est-elle meilleure que celle de 1967? je te demande, donc je te dérange. mais tu dis un peu sans me regarder, parce que les choses sont en cours. ce sera ta question fondamentale pour les deux ou trois semaines (tu évalues ça à vue de nez) qui arrivent. c'est ça que tu fais. chaque matin, dès au plus tôt, tu poses séance ici, dans ce café qui n'est pas que bruit et fureur. ce sera les pages, les interstices, les similitudes. tu t'immisces dans les comparaisons, les variations et vérifies si oui ou non, pour ou contre, avec ou sans. deux "mêmes" livres mais deux objets différents. je suis coite. ce qui m'étonne c'est que tu ne notes rien. que deviennent tes calculs, tes commentaires. tu le dis toi même, c'est pour la forme. pas question d'en faire quoi que ce soit, tu vérifies pour toi. l'auteur est mort ou le livre est commis, de toute façon. puis les traducteurs sont des auteurs libres, des adaptateurs comme tu m'expliques. parfois, on sent qu'ils sont auteurs à la place du calife, parfois tu sens qu'ils sont au service de la langue de l'autre. grand débat de la traduction, lequel on peut transposer à d'autres paradigmes que celui de la littérature. alors ce temps que tu passes n'est pas celui des moines copistes (même si ta tonsure et ton vêtement modeste pourraient évoquer les ordres), des correcteurs censeurs ou des éditeurs scrupuleux, non, ce temps n'est qu'à toi, qu'au temps qui passe et qui s'échappe. et personne ne profite donc de tes recherches. tu t'en fous peut-être de quitter l'ordre des choses, le quotidien et les urgences, les rendements, l'utilitarisme, l'organisation sociale et technique du monde. tu évoques que tes seules emplettes sont des livres, mais la quête est plus complexe, tu cherches les publications diverses, qu'elles soient dans la même langue, en traductions, en rééditions. tu cherches à savoir ce que c'est que le travail de la pensée des auteurs, tu décortiques les intentions, les époques et les courants. tu ne vas jamais à la mer du nord, ni même trop loin de Bruxelles. il y a tant pour toi déjà ici. c'est comme si ta grotte était voûte céleste ou Champs Elysées. peu importe les thèmes des livres, dis tu (je ne te crois pas). l'Histoire, la philosophie, les récits, les sciences ... sauf les biographies qui sont bien entendu trop subjectives que pour jouer à les comparer. tu fais une pause. ton meilleur souvenir si tu veux bien me répondre. une sorte de relecture de Don Quichotte il y a quelques années. tu l'avais lu, quand tu étais étudiant, tu en avais gardé un souvenir dense, lequel s'était figé dans tes références. bien entendu, tu avais lu une traduction, déjà et une version modernisée aussi, mais une énième traduction il y a quelques années t'a été offerte et ça t'a permis de relier Don Quichotte au monde moderne, d'y sentir les paraboles et ça t'a foutu un coup. tu n'en reviens encore pas du talent de Cervantès, de son universalité et de sa "modernité" - (je sens que ce mot t'énerve ou t'angoisse). tu n'écris pas, non, pas la peine quand on lit tant. je te déclare que quand je lis "trop", plus, je n'écris plus, je suis comme imbibée de ce que je lis et du coup, je crains le à la manière de (en toute modestie) mais qu'en même temps lire me rend impatiente d'écrire, me pousse à tisser derrière le livre en lecture un récit rien qu'à moi, un texte que pour le plaisir du texte. surtout que la publication autre que le blog ne m'intéresse pas ou je suis trop impatiente ou trop paresseuse. tu n'écoutes pas vraiment mon bavardage. tu écris "tout de même" des lettres, depuis toujours, à des correspondants et correspondantes un peu partout, des anciens étudiants avec qui tu as gardé contact et des détenus aussi. des gens pour qui la lecture rappelle le monde, quel qu'il soit. et les lettres parlent souvent de livres, hein? non, je projette et romantise. chacune de tes paroles m'atteint. tu es singulièrement étrange, anhistorique et fiction à la fois, anachronique et ancestral en même temps. ton verre d'eau plate est vide, tu suçotes le citron avec entrain. je te laisse replonger dans ta bibliothèque portative. en fait, tu as deux dictionnaires, un Petit Robert sur la cuisse gauche et un Larousse français-allemand sur la droite. tu es logiquement dans ton rituel, ton travail intérieur et je te remercie de m'insuffler, involontairement, un fragment de retrait, un morceau de silence. 

11:49 10/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

9
mai

C.U.M.A.A.I.T au Cocq'Arts Festival (1er juin)

CUMAAIT 3

Taillez tôt, taillez tard !

En 1936, Maxime Gorki proposait à tous les écrivains de décrire un jour dans le monde. Quand le journal Izvestia relance l’initiative en 1960, Christa Wolf répondra à cet appel et continuera, jusqu’à sa mort, à décrire chaque 27 septembre.
S’inspirant à son tour de l’appel de Gorki, le CUMAAIT propose à 6 autrices de décrire leur journée du 18 mars dans un texte de 6 minutes. La proposition est aussi faite à une photographe et à une créatrice sonore.
Au Moyen-Âge, on croyait que le monde avait été créé le 18 mars. En ce jour anniversaire du premier jour du monde, il était suggéré de tailler la vigne :Taillez tôt, taillez tard !

* Fondé en 2014, le C.U.M.A.A.I.T est le Collectif Utopique Militant d’Autrices et d’Auteurs Interplanétaire et Transgénérationnel. Composé de 13 articles, le manifeste du CUMAAIT interroge et répond à leurs besoins. Le CUMAAIT compte actuellement plus de 100 auteurs issus de la Francophonie mondiale.

Artiste: CUMAAIT
Lieu: POLY
Autrices: Céline Delbecq, Natacha De Pontcharra, Veronika Mabardi, Layla Nabulsi, Milady Renoir, Virginie Thirion
Photographe : Alice Piemme
Création sonore : Carine Demange
Crédit : Aurore Merlin 

21:23 09/05/2016 | Lien permanent | Tags : agendada, act-u |  Facebook

6
mai

FiEstival Maelström - d'autres moments dont le jour 3

DAY 3 : Samedi 14 mai 2016

fiEstival 10

ENTRE LES DEUX ARBRES DE L'EDEN, III

Roue des poètes, Banquet des artistes, Big FiEsta et Rassemblement, Slam-Jam finale
Boutique maelstrÖm, piétonnier de la place Jourdan, salle 1900 du Senghor
 

16h00 > La Roue des PoètesEntre les deux arbres de l'Eden
Textes dits en français, néerlandais, italien, anglais, turc, arabe, espagnol, hébreu et albanais...
Plus de 30 poètes pendant 1h30 se réuniront dans une vaste Roue composée de 9 emplacements qui constitueront autant de "stations" pour un itinéraire poétique pour le public circulant d'un emplacement à l'autre. La Roue des poètes aboutit au dixième et dernier emplacement à 18h dans les jardins du Senghor, avec Serge Pey et Chiara Mulas, poésie d'action dédiée à Antonio Bertoli

 18h30 > Banquet poÉthique
Buffet préparé par l'équipe de maelstrÖm et par les artistes et poètes invités, buffet qui bénéficie également d'une participation grandissante des commerçants (restos, snacks, etc.) du quartier Jourdan. Un grand classique et un moment de convivialité.

 20h30 > Méga Slam-Jam Finale
La Slam-Jam, présentée par Milady Renoir (FR-BE), sera lancée par le quatuor Ripostes composé de Mike Ladd (USA)Serge Teyssot-Gay (FR), Michel Bulteau (FR) et Krzysztof Styczynski (FR) qui présenteront en première belge leur livre-CD.
La Jam est également ouverte au public, par inscription sur place ! Avec accompagnement musical par la Troupe Poétique Nomade.

 

 Prix plein : 7€ - préventes et prix réduit : 5€ (Buffet compris!)

 voir le programme complet du fiEstival *10 :

DAY -2

> DAY -1

> DAY 0

DAY 1

> DAY 2

> DAY 4

18:10 06/05/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

FiEstival Maelström - ça pré-ouvre...

FIESTIVAL MAELSTRÖM

 

mer 11/05/2016 - 20:00 > 22:00

Pré-Ouverture du fiEstival maelstrÖm

Soirée en hommage au poète Luc-André Rey à l’occasion de la sortie posthume de Mon pote (l’Arbre à paroles).
Avec Omar Youssef Souleimane (poète en résidence aux Parvis poétiques de Paris), Antoine Boute, Tom Nisse, Fabrice Caravaca, Mathieu Gratedoux, Charles Dreyfus, Christophe Manon, Milady Renoir.
Accompagnement musical par Mathieu Robert et Audrey Lauro.

Tout le programme du fiEstival www.fiestival.net

gratuit

18:06 06/05/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

27
avr

catch littéraire - Lucha Libro - 30 AVRIL

agendada Ce samedi 30 avril, le premier tournoi de catch littéraire aura lieu à Bruxelles : la LUCHA LIBRO.

Au cours de ce tournoi festif, vous verrez s’affronter des écrivains, blogueurs, journaliste, chroniqueuses dans des matchs d'écriture et c'est vous cher public qui déciderez qui remportera cette Lucha Libro.

Catherine Ronvaux : Chroniqueuse sur la rtbf ; Milady Renoir : autrice, conseil littéraire, performeuse ; Baudouin Van Humbeeck : Scénariste, coach, écrivain, éditeur ; Amélie Dewez : auteur, animatrice d'atelier d'écriture, blogueuse ; Nicolas Baras : comédien, journaliste à l'agence Belga, écrivain ; Nicolas Keszei : journaliste à l'Echo, écrivain ; Bill Billobill Bilquin-tintouin : publicitaire, comédien, improvisateur, poète, écrivain ; Marcel sel (écrivain, blogueur, journaliste et chroniqueur);

Samedi 30 avril Le Petit Chapeau Rond Rouge (Etterbeek) 0498 51 35 63

14:04 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : agendada, lis tes ratures |  Facebook

Revues Papier Machine, Talweb & Soldes + Lecture soufflée

Jeudi à 18h45 : Lecture soufflerie courte de la bouche-gorge-buste du texte de Milady Renoir(Papier Machine n°1 - Souffle) par Milady Renoir(autrice-performatrice-animatrice d'ateliers d'écritures-lectrice) (Papier Machine n°1 - SOUFFLE).

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Lecture chute de mots dont le début serait Halète halète toi halète moi une partie de mon corps se détache prends ton temps aspire moi mais ne suis pas maison de paille loup où te crois tu haleine de tapir mort ne suffit pas à déporter chacune dent chacune mords mors fort tu cherches aux abois aguets dès l’orée pénétrer mon corps pas frêle pas brêle ne suis pas petite cochonne amour.

mais tout reste à souffler.
 
dans le cadre de:
 
 
Dans la Galerie située au sous-sol de la librairie, trois revues vous invitent à rentrer dans leur page, et toucher du regard des œuvres originales.  TALWEG, Almanach SOLDES, et PAPIER MACHINE optent pour le livre, choisissent la bibliothèque comme territoire de l'art.

— La transrevue TALWEG ne possède aucune contrainte technique ni formelle pérenne. Format, papier, impression, reliure, forment un système architectural propre à chaque numéro. TALWEG est publiée annuellement, éditée par Pétrole Éditions.
Basée à Strasbourg et Paris, la structure conçoit, produit, édite, expose et diffuse des multiples dont la forme et le contenu sont liés, s'apparentant aux « livres d'artistes », en collaborations avec des artistes et chercheurs de tous domaines.
www.petrole-editions.com
www.facebook.com/petroleeditions

— La revue SOLDES navigue dans le chaos de notre ère discount. La meilleure place pour SOLDES c'est l'étagère de vos toilettes. L'almanach paraît une fois l'an quand il est prêt. Derrière une parodie de la grande presse se cache un laboratoire de recherches unique en ses genres : un grand mix entre Sciences Humaines, Arts, BD, Philo, Humour, Littérature et Utopies Réalistes. La revue d'art et d'essais.
L'Interview d'un philosophe de renommée mondiale sera illustrée par un artiste paraplégique talentueux entre une enquête sur le goût des arthropodes et un recueil de poèmes. À lire tranquille.
SOLDES, la revue des ouvriers philosophes et des intellectuels bricoleurs.
http://www.almanach-soldes.net/
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=4372&menu

— PAPIER MACHINE est une revue bizarre qui ne souhaite rien de moins que de tutoyer les Dieux et rien de plus qu’un bon fauteuil pour s’auto-lire au calme. Partagé entre ces deux aspirations sinon antinomiques apparemment inconciliables, elle compte bien voguer sur la mer du doute et se laisser porter par les caprices d’un mot unique, deux fois par an.
http://papiermachine.be/
https://www.facebook.com/papiermachine.be


Vernissage le 28 avril de 18h à 21h
Ouverture de l’exposition du 29 avril au 22 mai 2016 aux horaires d’ouverture de la librairie, du mercredi au samedi de 10h30 à 19h.
Librairie Peinture Fraiche - 10 rue du Tabellion
http://www.peinture-fraiche.be/

La librairie Peinture Fraîche est spécialisée en art, architecture, photographie, design et graphisme. En plus des nouveautés, l'équipe cherche à proposer les catalogues des grandes expositions des villes de culture, et le plus possible de revues intelligentes et novatrices.
 

14:01 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, lis tes ratures |  Facebook

22
avr

vous êtes vieux, je vieillis

Monsieur,  vous marchez doucement, parce que votre corps est doux, calmé par les années. Vous entrez et vous prenez le temps d'arriver sur la chaise, en la levant doucement plutôt que la traîner. Monsieur, je suis assise à quelques centimètres de vous à présent. Nos cafés se vident. Nos mains font les choses qu'elles font. Votre oeil gauche pleure, d'une allergie, d'une maladie, d'une sensibilité, d'une vieillesse. J'ai le nez qui coule, narine gauche. La musique nostalgique ne nous touche ni l'un ni l'autre. Les sons ne sont pas amis ici. Criards feulements et voix hautes. Votre peau est translucide. Je vois vos veines peiner à faire passer le flux. Des marques brunes et des petits sillons. Vous avez gardé votre manteau. Vous avez gardé votre corps. Je sens votre propreté et votre âge à la fois. Vos gestes sont habitués aux petites choses. Votre pardessus noir, votre pantalon à pinces, vos mocassins bruns. Seul votre pull-over permet d'entrevoir la fatigue. Vous me demandez si j'habite près d'ici. Non, je suis d'un peu plus loin que d'ici. Vous aimez dire juste après que c'est votre quartier. Les coins, les pavés, les échoppes, les croisements appartiennent à votre histoire, depuis 76 ans. Des amours, des amitiés, des incivilités, des déceptions, des promesses, des ruptures, des habitudes. Chez vous, en quelque sorte, c'est l'appartement et le quartier, ce fragment de cité et les regards qui vous voient chaque jour peut-être. Vous ne mettez jamais de sucre dans le café, vous aimez le chocolat noir de côte d'or mais ne rechignez pas sur le Dolfin. Vous aimeriez qu'il fasse beau demain car vous recevez un ami et iriez bien en terrasse. Vous avez une vie remplie, je vois la mienne dans vos mots. Elles ne sont pas soeurs, non, elles sont lointaines, peut-être mais votre âge me rend soucieuse. Quand perdrais-je la parole? Quels yeux me feront foi dans 35 ans? Quelle musique suivrais-je dans la rue? Qui comptera mes veines et mes rides? Quel fils-homme sera devenu mon "petit" ogre blond? Vos gestes sont doux, pas lents ou calmes ou tout ça. Le temps est avec vous, à ce moment. Je vais aller m'assoir à un bureau, engager des choses, compter mes heures, avaler un sandwich ou une salade, penser à l'une, aimer l'autre, danser dans mes nerfs, vouloir l'ailleurs, scander une peur, vivre dans ma culotte, dépenser du temps de ma vie à venir.
Je vous salue doucement, mon sourire vous influence. Vous me complimentez. Vous regardez même mes formes ou mon corps ou mon âge ou mon allure. Il n'y a rien d'autre à faire que vous écrire cette impression.

 

11:15 22/04/2016 | Lien permanent |  Facebook

21
avr

pli-s

les interstices sont ces plis ouverts vers l'infini. le geste de plier sa vie impose les coulisses, l'arrière pensée, le double jeu. et le mouvement haut-bas, gauche-droite, avant-après. roues et grilles. chaque pli dans le corps et dans le lit précipite le silence. d'abord, le pli est une coupure, un indice-scission, une rupture. il tue la durée et et sa zone de confort. il tue aussi le rythme imposant lourdeur et destin. le pli est des virages que le corps investit. le pli est nid, source, creux, sexe, désir. qu'il soit involontaire ou déclaré, il fait attendre le corps, il lui demande de cesser ce qu'il faisait (dépérir). des gens tueraient pour un pli, d'autres se tueraient pour leur échapper. c'est aussi une question de feuilletage. d'années en nuits, le corps féconde un rôle, un récit, des faux semblants et toute parole s'encombre de ne plus heurter, de ne plus risquer, de ne plus convaincre. avant ça, c'est encore du trouble. les plis comme passion et fiction. à un moment, les plis s'amoncellent (de toute façon). du plâtre mouillé, de l'aliénation, de l'immuable et de l'ombre. aucun sens d'utilisation, aucune pénétration sans amertume, aucune verticale. c'est ce corps plié mais sans dimension qui meurt. puis la ligne émerge, unique et triste. on signe (après quelques heures déjà) d'un X sur la stèle. et la nature - qui n'est que plis, elle - recouvre tout.

 

jenny holzer madness.jpg

15:22 21/04/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes |  Facebook